Accueil Date de création : 09/06/06 / Dernière mise à jour : 18/12/07 09:10 / 93 articles publiés
 

Mon voisin Totoro  posté le dimanche 22 juillet 2007 12:01

Blog de japonaiseries : Mangas et japanime, Mon voisin Totoro
Titre original : Tonari no Totoro
Auteur : Hayao Miyazaki
Réalisateur : Hayao Miyazaki
Année : 1988
Studio(s) : Ghibli
Genre(s) : fantastique
Support(s) : un film d'1h25
Editeur(s) : Buena Vista

Synopsis : Satsuki et Mei s'installent avec leur père dans une vieille maison à la campagne. En suivant une étrange créature dans la forêt, Mei va faire la rencontre de Totoro, un voisin pour le moins surprenant.

Critique : Mon voisin Totoro est un Miyazaki que j'ai moyennement apprécié.
On ne peut pas lui reprocher son manque d'action étant donné que c'est pas vraiment le genre mais j'ai trouvé le film ponctué de longueurs qui ont fini par me peser.
Satsuki et Mei n'ont visiblement pas appris à s'exprimer normalement et braillent la plupart du temps, particulièrement cette peste de Mei à qui deux ou trois claques feraient sans doute le plus grand bien.
Bref, leurs petites voix nasillardes vous crispent et ne sont vraiment pas reposantes pour les oreilles, j'ai pas entendu ce que ça donnait en VF mais là pour le coup vous en venez à maudire le japonais (si si c'est possible !)
Mais enfin Mon voisin Totoro n'a pas que des défauts : c'est une vraie bouffée d'air frais, idéal si vous êtes blasés ou déprimés par le monde environnant.
Car avec Totoro, pas de gens désagréables ni méchants, pas de pollution ni de grisaille, pas de prise de tête.
Rappelons tout de même que Totoro est destiné à un jeune public, contrairement à la plupart des oeuvres de Miyazaki qui sont plus matures malgré cette magie toujours présente, ceci explique sans doute le manque d'intérêt que peuvent y trouver des adultes.
Notre héros, le fameux Totoro est le grand kami protecteur de la forêt (encore un retour aux sources de la culture nippone avec le shintôisme sous des airs de conte pour enfants). Ses mimiques et expressions me font toujours autant rire à chaque fois, ce personnage est tout de même devenu l'emblème du studio Ghibli après tout !
Totoro est un vrai symbole de la culture contemportaine, aussi connu au Japon que Cendrillon ou le Petit Poucet chez nous (je ne sais pas si la comparaison est bien trouvée, enfin rien d'autre ne me venait à l'esprit). : p
Sa musique restera en tout cas toujours gravée dans ma mémoire car nos professeurs d'oral ont osé nous faire chanter en karaoke le générique final interprété à l'origine par Mika Arisaka, et ce à plusieurs reprises ! (qui a dit qu'on glandait à la fac ? xD)
Plus sérieusement, elle est sympa est entraînante et de ce fait convient parfaitement à l'ambiance innocente qui se dégage de Mon voisin Totoro.
A voir dans tous les cas car il s'agit quand même d'un classique des longs-métrages d'animation japonaise.
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Princesse Mononoke  posté le dimanche 15 juillet 2007 23:18

Blog de japonaiseries : Mangas et japanime, Princesse Mononoke
Titre original : Mononoke hime
Auteur : Hayao Miyazaki
Réalisateur : Hayao Miyazaki
Année : 1997
Studio(s) : Ghibli
Genre(s) : fable écologique (bis)
Support(s) : un film d'1h55
Editeur(s) : Buena Vista

Synopsis : dans le Japon d'antan, le prince Ashitaka est blessé en tuant un grand sanglier pour sauver son village. Il soumet sa plaie à une chamane qui reconnaît là une terrible malédiction. Ashitaka quitte son village en quête d'un éventuel remède. Il se retrouvera malgré lui impliqué dans un conflit opposant dame Eboshi, une femme puissante ravagant la forêt pour étendre ses forges et San, une jeune fille sauvage élevée par les loups et voulant préserver à tout prix le refuge des Esprits.

Critique : sûrement l'une des plus grandes oeuvres de Miyazaki. S'il ne fallait retenir qu'un seul de ses films, ce serait sans doute celui-là.
Princesse Mononoke est une grande aventure épique, une magnifique fresque poétique et un message écologique (et le tout en rime siouplaît) !
Avec ce film, Miyazaki nous offre une sorte de "retour aux sources" de la culture japonaise en rappelant à ses confrères nippons qu'ils sont, d'après les légendes, un peuple descendant des montagnes et forêts.
Princesse Mononoke est également profondément associé aux croyances shintôs, selon lesquelles les kami (dieux) seraient partout dans la nature et apparaîtraient aux humains sous forme d'animaux (en l'occurrence les loups, sangliers et cerfs...)
On y voit clairement son souci de l'écologie avec le conflit qui oppose Eboshi à San, l'une personifiant l'industrialisation abusive et l'autre la préservation de l'environnement.
Je trouve qu'il est d'autant plus intéressant pour qui connaît un peu la culture nippone. J'ai revu plusieurs fois le film depuis mon entrée à la fac et j'ai pu saisir davantage de références à la culture traditionnelle (notre prof d'histoire bien aimé en avait même parlé une fois ^_^).
On ne peut pas s'attendre à un développement psychologique des personnages grandiose étant donné la durée d'un film mais ils sont malgré tout réussis et il est impossible de ne pas se trouver de perso fétiche.
L'animation est terrible, les paysages magnifiques, je regrette vraiment de n'avoir pas vu ça sur grand écran !
Mais un autre des points fort de Princesse Mononoke, c'est sa bande originale composée par Joe Hisaishi (comme toujours : p)
Dès les premières minutes du film, on sent l'émotion monter avec le superbe Ashitaka densetsu qui conclut magistralement l'introduction et s'ouvre sur le titre du film, à chaque fois j'en ai des frissons raaaah ! *_*
Quelle envolée épique !
Pour conclure au cas où vous ne l'auriez pas compris : Princesse Mononoke est un chef-d'oeuvre de la japanimation à voir et à revoir sans modération !
Si je devais lui trouver des défauts je dirais quelques longueurs mais bon c'est vraiment du chipotage.
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Nausicaä de la vallée du vent  posté le vendredi 05 janvier 2007 12:40

Blog de japonaiseries : Mangas et japanime, Nausicaä de la vallée du vent

Titre original : Kaze no tani no Naushikâ
Auteur : Hayao Miyazaki
Réalisateur : Hayao Miyazaki
Année : de 1982 à 1994 pour le manga, 1984 pour le film
Studio(s) : Ghibli
Genre(s) : fable écologique
Support(s) : un manga de 7 volumes et un film d'1h56
Editeur(s) : Glénat et Buena Vista

Synopsis : voilà mille ans que la civilisation industrielle s'est effondrée suite aux "sept jours de feu". Le monde est maintenant recouvert par la Fukai, une grande forêt toxique où vivent les Ômu, sorte d'insectes géants, obligeant le peu de surivants humains à vivre retranchés dans des zones encore épargnées par les vapeurs mortelles. La princesse Nausicaä cherche à percer le mystère qui conduit peu à peu l'humanité à sa perte.

Critique : avec sa première oeuvre, Miyazaki a signé un vrai chef d'oeuvre. On trouve dès Nausicaä les thèmes de prédilections du réalisateur qui le suivront tout au long de ses autres films : écologie, esprits de la nature, engins volants en tous genres...
Miyazaki nous amène à nous interroger sur les conséquences futures de la pollution actuelle à laquelle nous ne prenons pas suffisamment garde en nous montrant un monde détruit par la seule faute de l'homme et de son ambition démesurée.
Son but n'est pas de montrer des solutions mais de faire prendre conscience, d'autant que son film laisse entendre qu'il reste de l'espoir, tout n'est pas condamné.
En dehors de l'aspect écologique de l'oeuvre, il met l'accent sur l'homme et son désir déraisonné de pouvoir, son rejet de ce qui est différent, non seulement vis-à-vis des Ômu qu'ils ne tentent pas de comprendre mais également vis-à-vis des pays voisins qu'ils préférent affronter plutôt que de créer avec eux des alliances.
Nausicaä est un personnage très touchant mais qui, personnellement, m'a agacée par sa perfection. Elle est courageuse, désintéressée, se bat pour les siens et jamais pour elle-même ne serait-ce qu'un peu, elle est trop manichéenne. Un peu de réalisme au niveau de la psychologie aurait été la bienvenue. Heureusement les personnages secondaires font de même plus réels que notre héroïne. De ce point de vue, le manga (que je n'ai pas encore eu la chance de lire) doit être bien plus complet.
On adhère facilement à la simplicité des graphismes, les décors dans la Fukai sont magnifiques, Miyazaki est parvenu à conserver l'idée des plantes toxiques et a malgré tout réussi à en faire quelque chose d'où se dégage une certaine beauté.
C'est Joe Hisaishi qui a composé la bande-originale ainsi que celles des films que Miyazaki réalisera par la suite. Celle de Nausicaä est à mon sens l'une des meilleures, le morceau d'ouverture est tout simplement une petite merveille.
Une magnifique fable épique à voir au moins une fois.

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Le tombeau des lucioles  posté le mercredi 03 janvier 2007 18:15

Blog de japonaiseries : Mangas et japanime, Le tombeau des lucioles

Titre original : Hotaru no haka
Auteur : Akiyuki Nosaka
Réalisateur : Isao Takahata
Année : 1988
Studio(s) : Ghibli
Genre(s) : Drame historique
Support(s) : un roman + un film d'1h30
Editeur(s) : Kaze

Synopsis : Japon, 1945. Des avions américains bombardent Kôbe et laissent derrière eux des quartiers ravagés et des familles anéanties. C'est le cas d'un adolescent, Seita, et de sa petite soeur Setsuko. Après avoir perdu leur mère dans un bombardement et sans nouvelles de leur père, ils vont tenter de survivre dans cet univers dévasté avec pour seul soutien leur complicité fraternelle.

Critique : je commencerais en disant que Le tombeau des lucioles est un des plus grands films de la japanimation, ni plus ni moins.
Ce film nous décrit avec émotion l'histoire de deux enfants livrés à eux-mêmes dans un monde marqué par la guerre.
Le récit se veut dramatique mais ne tourne pas au sordide malgré certaines scènes assez choquantes.
Takahata a préféré mettre en avant les moments de complicité partagés par Seita et Setsuko et leur combat pour vivre au milieu de l'indifférence générale plutôt que de s'apesantir sur les horreurs de la guerre même si elles sont forcément inhérentes à ce genre d'histoire.
Ce thème est d'autant plus marquant qu'il est malheureusement toujours d'actualité dans certaines régions du monde, pourtant si un film aussi émouvant que Le tombeau des lucioles ne suffit pas à faire prendre conscience de l'absurdité de la guerre, je ne vois vraiment pas ce qui pourrait y parvenir.
Les personnages sont criants de justesse et donc d'autant plus émouvants et attachants, l'immersion dans l'ambiance n'en est que plus réussie et on voudrait vraiment de tout coeur que nos jeunes héros arrivent à s'en sortir.
Pour en revenir à un aspect bien plus matériel du film, parlons un peu des graphismes : ils sont à la fois simples et relativement réalistes, l'idéal pour illustrer ce genre à mon avis (du SD dans un drame ça le ferait moyen :/). La simplicité de l'animation nous permet de davantage nous focaliser sur le propos du film.
Je trouve par contre que le travail accompli pour la musique laisse un peu désirer, sans aller jusqu'à dire qu'elle est mauvaise, elle ne se démarque pas franchement. Dommage pour une oeuvre de cette envergure.
Un incontournable à voir coûte que coûte.

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