Accueil Date de création : 09/06/06 Dernière mise à jour : 18/12/07 09:05 / 93 articles publiés
 

Manganime

Appleseed  (Manganime) posté le dimanche 11 juin 2006 10:34

Titre original : Appleseed - The Movie
Auteur : Masamune Shirow
Réalisateur : Shinji Aramaki
Année : 2004
Studio(s) : Tôhô, Digital Frontier, TBS
Genre(s) : cyber, science-fiction
Support(s) : un manga de 4 volumes + un film d'1h40 + une OAV
Editeur(s) : Glénat et Kaze

Synopsis : Dans un futur indéterminé du genre post-apocalyptique, une guerrière d'élite du nom de Deunan Knute se voit enlevée après une rude bataille et emmenée à Olympus, une ville utopique où cohabite en équilibre les humains et les "bioroïdes". Ce sont des êtres humains artificiels dépourvus de pulsions et forts sentiments afin d'éviter d'engendrer de nouvelles guerres, également privés de capacité de reproduction. Le général Ouranos voit d'un très mauvais oeil cette cohabitation et fomente en secret un coup d'état dans le but d'anéantir cette "espèce" et revenir à une race humaine pure.
En opposi
tion, les grandes instances de la ville choisissent de rendre aux bioroïdes leurs fonctions reproductrices mais les données laissées par leur créatrice ont disparu. Deunan est chargée de les retrouver rapidement.

Critique : Si je m'étais attendue à une oeuvre exceptionnelle, je dirais que je suis énormément déçue, heureusement ce n'était pas le cas. ^_^
Je n'irai pas jusqu'à dire qu'Appleseed est une daube au niveau scénaristique mais pas loin.
La se
mpiternelle confrontation "humains naturels mais mauvais VS humains artificiels mais bons" a déjà été traitée des dizaines de fois et de façon beaucoup plus réfléchie et intéressante. C'est sans compter sur les persos creux et manichéens et leurs répliques bidons qui ont l'air de se prétendre philosophiques.
Cette production pue l'américanisation à plein nez jusque dans son générique de fin "Anthem" de Boom Boom Satellites (qui n'est pas une mauvaise chanson en soi mais bon ils pourraient chanter japonais puisque c'est un groupe nippon...)
Mais il
y a tout de même une chose qui a retenu mon attention : l'animation.
Par
contre je suis une vraie quiche en ce qui concerne les termes techniques donc je me permets de citer Jade, rédacteur du site Krinein (très bon site avec d'excellentes critiques). "Les longs plans en image de synthèse ne laissent aucun doute : jamais de mémoire d'homme un tel degré de photo réalisme n'aura été atteint. Puis apparaissent les personnages, eux aussi en 3D, mais texturés en 2D, ce qui les sépare nettement du décor. En effet, et voici certainement la grande révolution graphique d'Appleseed, au lieu de faire, comme dans un Pixar, partie intégrante de l'image de synthèse, les personnages sont modelisés à part puis transposés dans les décors. Etant dessinés puis transposés sur des modèles en 3D, ils apportent une part 'dessin animé' aux décors et contrastent avec leur réalisme. On obtient donc en quelque sorte un 'film animé' suivant un procédé effectivement révolutionnaire." (source)
A
voir pour la beauté et l'originalité graphique mais certainement pas pour le contenu de son scénario. J'imagine que l'oeuvre originale de Masamune Shirow lui est de loin supérieure mais je n'ai pas eu la chance de lire le manga que je ne trouve nulle part.
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Ghost in the Shell  (Manganime) posté le dimanche 11 juin 2006 10:17

Titre original : Kôkaku Kidôtai
Auteur : Masamune Shirow
Réalisateur : Mamoru Oshii
Année : 1995
Studio(s) : Bandai Visual, Production I.G.
Genre(s) : cyber, science-fiction
Support(s) : un manga de 4 volumes + un film d'1h22
Editeur(s) : Glénat et Pathé

Synopsis : 2029. L'informatisation a pris une telle importance que l'âme humaine, le Ghost, est reliée directement au réseau. Un pirate, le Puppet Master, s'empare des Ghosts et manipule les personnes à des fins politiques. La section 9, une unité d'élite spécialisée dans les interventions de choc, charge le major Motoko Kusanagi, femme cyborg particulièrement évoluée, de traquer le pirate. Au cours de cette poursuite sur fond d'imbroglio diplomatique, Kusanagi expérimente d'étranges sentiments sur sa propre humanité... (source : arte-tv)

Critique : J'avais enregistré le film y'a déjà pas mal de temps alors qu'il passait un soir sur Arte mais je n'avais toujours pas eu la motivation pour le regarder (en grande partie à cause de la VF bien qu'elle ne soit pas mauvaise). Enfin bref c'est maintenant chose faite et j'avoue être un peu déçue. GITS a été encensé par la critique de nombreuses fois et je m'attendais donc à un chef-d'oeuvre exceptionnel. Je n'y vois qu'une vue inquiétante sur le futur de l'humanité et une bonne matière a réflexion sur les questions existentielles que l'on se pose tous un jour ou l'autre : "que suis-je ? D'où viens-je ? Où vais-je ?" mais ça s'arrête là (d'accord c'est déjà pas mal). Soit quelque chose m'a échappé, soit je m'attendais à trop étant donné sa renommée. J'aurais préféré une VOSTFR vu que j'ai tendance à mieux comprendre ce que je lis que ce que j'entends mais bon...
Attention je ne dis absolument pas que je n'ai pas aimé GITS, au contraire ça m'a bien plu mais disons que la surmédiatisation avait faussé mes attentes. Il est clair que la réflexion proposée sur la nature de l'humanité et de la notion de forme de vie est intéressante et aurait méritée d'être davantage développée.
L'animation est nickel même si je n'adhère pas trop au style de Mamoru Oshii. J'ai également bien aimé la musique, composée par Kenji Kawai, même s'il n'y a qu'un seul morceau qui m'ait vraiment marquée : Making of Cyborg, on l'entend notamment lors du générique de début. Je trouve ce morceau très "mystique" ^_^ Il colle vraiment bien à l'ambiance de GITS.
En parlant du générique de début, il est vraiment somptueux : on assiste à la fabrication/naissance de Kusanagi sur un fond sonore magnifique entre deux séquences de crédits, ça doit donner des frissons dans le dos dans une salle de cinéma. ^_^ C'est mon moment préféré du film, bien qu'il ne dure pas très longtemps.
Je n'ai ni lu le manga, ni vu la suite "Innocence" et la série "Stand Alone Complex" (dont la musique est composée par Yôko Kanno *3*).
En tout cas c'est indéniable qu'il fait partie des grands classiques de l'animation japonaise et se doit d'être vu par tous les amateurs du genre. ^_^

EDIT : merci à mon petit pôpa pour le DVD, y'a pas à dire les voix originales c'est tout de même mieux ;p
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Millennium Actress  (Manganime) posté le dimanche 11 juin 2006 10:12

Titre original : Sennen Joyu
Auteur : Sadayuki Murai
Réalisateur : Satoshi Kon
Année : 2001
Studio(s) : Madhouse Production, Genco, Wowow
Genre(s) : romance, drame
Support(s) : un film d'1h23
Editeur(s) : Dreamworks

Synopsis : Chiyoko Fujiwara est une ancienne actrice très célèbre qui a joué dans les plus grosses productions japonaises entre les années 30 et 70. Maintenant septuagénaire, elle vit recluse chez elle depuis trente ans. Elle reçoit un jour la visite d'un journaliste, Genya Tachibana et de son caméraman, venus l'interviewer sur son passé. Genya lui remet alors une c qui rappelle à la vieille femme de lointains souvenirs et elle se met à raconter le récit de sa vie depuis le commencement, ou plus exactement celui de sa quête en rapport avec la clé qui est à l'origine de sa carrière dans le cinéma...

Critique : cidément les films de Satoshi Kon me plaisent bien.
Mi
llennium Actress est une très belle histoire, émouvante et poétique. On rentre rapidement dans l'ambiance en suivant la quête presque déséspérée de la petite Chiyoko. Le réalisateur profite de la mise en abyme pour mélanger habilement les scènes tournées et les souvenirs de l'héroïne, ce qui n'est pas sans rappeler la confusion qui s'instaure dans Perfect Blue. Les scénari de ses films finissent par rejoindre sa propre histoire et sa quête personnelle pour ne plus faire qu'une seule et même histoire. J'avais pratiquement les larmes aux yeux lors de la scène finale, grandement aidée par la musique qu'on entend à ce moment-là et que je trouve magnifique (Chiyoko's Theme Mode-2). Bizarrement les autres morceaux de l'OST ne m'ont pas vraiment marquée, enfin on dit qu'une bande-son est excellente quand on ne la remarque pas, preuve qu'elle est bien intégrée à l'ambiance du film... ^^'
P
our en revenir à la fin sans spoiler, je l'ai trouvée très belle et triste en même temps.
Rien
à dire sur l'animation, elle est excellente, quant aux graphismes ils sont relativement simples mais personnellement j'apprécie le style de Satoshi Kon.
En
tout cas je ne peux que le conseiller, cette histoire est vraiment prenante.
J'ai fait l'achat du DVD, ce que je ne regrette pas, heureusement que mon anniversaire approche pour renflouer mon portefeuille. xD
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Perfect Blue  (Manganime) posté le dimanche 11 juin 2006 10:09

Titre original : Perfect Blue
Auteur : Takeuchi Yoshikazu
Réalisateur : Satoshi Kon
Année : 1997
Studio(s) : Madhouse Production
Genre(s) : thriller psychologique, horreur
Support(s) : un roman + un film d'1h18
Editeur(s) : HK Video

Synopsis : Mima est une idole de la chanson, ces jeunes filles au succès aussi grand qu'éphèmère, membre du groupe Cham. Elle décide de se retirer du milieu de la chanson pour s'orienter vers le cinéma, ce qui ne plaît pas forcément à ses fervents admirateurs, et obtient son premier rôle dans une série policière intitulée "Double lien".
Malheureusement pour elle, sa nouvelle carrière n'est pas toute rose et elle ne se voit confier que des rôles mineurs et un peu olé-olé, d'autant plus que son essor dans le cinéma se voit accompagné d'une série de meurtres mystérieux touchant son entourage professionnel. Par ailleurs, elle tombe sur un site web qui lui est consacré et qui retranscrit ses journées presque au détail près, elle commence à se sentir traquée, acculée et panique, jusqu'à se croire coupable elle-même des meurtres commis dans son entourage depuis ses débuts en tant qu'actrice...

Critique : Perfect Blue est bien plus qu'un simple thriller et met en avant plusieurs thèmes intéressants notamment la vague de popularité qui entoure les idoles au Japon et l'admiration malsaine qu'elles peuvent susciter chez certains fans ou encore la difficulté du discernement entre la réalité et les illusions provoquées par l'inconscient. Ce thème nous suit tout au long du film en plongeant Mima dans un cauchemar perpétuel, elle se voit confrontée à son double qui lui apparaît comme étant la "vraie" Mima, la pop-idole qui refuse totalement la nouvelle carrière de Mima en n'y voyant que de la débauche et l'enjoingant à redevenir chanteuse. Il est assez difficile d'ailleurs de faire la différence entre les moments que vit vraiment l'héroïne, ceux qu'elle tourne en tant qu'actrice et ceux qu'elle s'imagine vivre. Ce mélange entre schizophrénie et folie ajoute encore un peu plus à la confusion qui est une partie intégrante de ce film, j'ai eu un peu de mal à suivre le fil de l'histoire lors du premier visionnage, on se retrouve tout aussi perdu que Mima face à cette situation qui la dépasse à cause du parallèle créé entre la réalité et la fiction. Heureusement l'explication finale reste relativement cohérente, je craignais une fin ambiguë comme nos amis nippons savent si bien les faire. ^_^
Les graphismes sont réalistes, la musique remplit bien son rôle et rend la tension latente encore plus angoissante au fur et à mesure. Rien à dire non plus au niveau du rythme qui est très soutenu, on ne s'ennuie pas un instant (peut-être un peu au début, à la rigueur...)
Il n'est bien sûr pas à mettre entre toutes les mains, les scènes de meurtres peuvent être assez choquantes, âmes sensibles s'abstenir.
Vraiment un très bon film qui mérite bien sa place au seins des chef-d'oeuvres de l'animation nippone et que j'achèterai dès que je le trouverai. ^_^
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Full Moon wo Sagashite ~ A la recherche de la pleine lune  (Manganime) posté le dimanche 11 juin 2006 10:03

Titre original : Full Moon wo sagashite
Auteur : Arina Tanemura
Année : 2002 pour le manga et aussi l'anime
Genre(s) : shôjo, magical girl, musique, drame
Support(s) : un manga de 7 volumes + un anime de 52 épisodes
Editeur(s) : Glénat

V
oilà bien longtemps que je n'avais pas commencé de nouvelle série (je me ruine déjà chaque mois avec les sorties des séries en cours ^^') mais ce week-end, prise d'une envie subite j'ai craqué pour les trois premiers volumes de Full Moon. Même si les couvertures et le rose criard du titre me rebutaient, les critiques que j'avais pu lire étant plutôt positives, j'ai donc fait fi des graphismes au grand dam du portefeuille de mon père qui était dans un jour de bonté. xD

Synopsis : Mitsuki Kôyama est une petite fille de 12 ans atteinte d'un cancer de la gorge, condamnée à court terme. Elle pourrait tenter une opération et être sauvée mais ce serait au prix de sa voix qu'elle ne veut absolument pas perdre car son rêve est de devenir chanteuse. Un jour, deux Shinigamis (divinités de la mort) viennent lui annoncer qu'il ne lui reste qu'une année à vivre. L'un des deux, ému par l'histoire de Mitsuki, décide de tout faire durant cette année pour l'aider à réaliser son rêve. En lui donnant un peu de son sang, il la transforme en jeune fille de 16 ans en parfaite santé. Mitsuki fait donc ses premiers pas dans le monde dans la chanson sous le pseudonyme Full Moon.

Critique : donc déjà on ne commence pas sur une base très gaie, l'histoire de cette petite fille condamnée ce n'est pas franchement optimiste, vous en conviendrez. Malgré ça, Mitsuki reste toujours très joyeuse et enjouée, elle ne pleure jamais ni ne s'apitoie sur son sort, seul compte son rêve, j'apprécie ce genre de personnage. Vient ensuite le duo de choc Negi-râmen formé par Takuto et Meroko, nos deux Shinigamis. Il est encore un peu tôt pour parler d'eux car seulement trois volumes sont sortis en France pour le moment, mais on sent malgré tout une lourde tristesse et "malédiction" qui pèse sur eux, chacun ont leur propre passé, qui les rend attachant. Je ne suis pas une adepte des magical shôjo mais bon là il faut reconnaître que ce n'est pas cet aspect qui prime, il y a juste les séquences de "transformation" de Mitsuki en jeune adulte. Quant aux graphismes qui me rebutaient pourtant au départ, j'ai fini par les trouver très travaillés et fins, mais bon en général c'est vrai que sur les couvertures on a tendance à en faire des tonnes et puis à la base je ne suis pas très friante du design shôjo avec des yeux énormes. Pour l'instant je suis enthousiasmée par les premiers volumes, j'espère ne pas être déçue par la suite. N'étant pas vraiment une habituée de ce type de shôjo je ne saurais pas vous dire s'il est original ou pas, il l'est en tout cas pour moi. En plus il compte en tout sept volumes, ni trop ni trop peu.
Le
manga a été adapté en une série animée de 52 épisodes dès le quatrième chapitre (quel succès !) je ne l'ai pas vu et honnêtement il ne m'intéresse pas, je pense que l'oeuvre originale est la meilleure. Il est sûrement intéressant d'un point de vue musical mais vu que Full Moon est une chanteuse de Jpop et que ça n'est pas mon style de prédilection je préfère m'abstenir. xD
Dernier point : rendons à César ce qui appartient à César (ou plutôt à Glénat en l'occurence). L'éditeur a vraiment accompli un super travail de traduction en conservant des mots japonais originaux comme les suffixes -chan ou -kun ou des aliments japonais en prenant bien soin de mettre des notes explicatives à chaque fois. Un très bon point en plus.

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