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Manganime

Last Quarter  (Manganime) posté le dimanche 11 juin 2006 11:02

Titre original : Kagen no tsuki
Auteur : Ai Yazawa
Année : 1998
Genre(s) : drame, fantastique
Support(s) : un manga de 3 volumes + un film live
Editeur(s) : Delcourt Akata

Synopsis : Mizuki n'a plus aucune volonté de vivre : elle s'entend mal avec sa famille et son copain l'a trompée avec sa meilleure amie, elle sèche les cours et ne se rend plus à son petit boulot.
C'est un soir, en errant dans les rues, qu'elle fait la connaissance d'Adam, une jeune musicien anglais. Elle passe deux semaines chez lui mais lors de leur ultime rendez-vous, Mizuki se fait renverser par une voiture en allant le rejoindre.
Entre la vie et la mort, elle fait la connaissance d'Hotaru, une fillette à la recherche de son chat, et l'aide à le retrouver.
Quelques jours plus tard, cette petit fille entend de la musique provenant d'une maison abandonnée, elle s'y rend et retrouve Mizuki piégée à l'intérieur.
Hotaru, aidée par trois camarades, va tenter de comprendre avec Mizuki ce qui est arrivé à la jeune fille...

Critique : cette histoire empreinte de mélancolie vous prend vraiment aux tripes et vous ne vous sentez apaisé qu'une fois après lu l'histoire dans son intégralité. ^^
Contrairement à ses autres mangas, Kagen no tsuki n'est absolument pas humoristique mais plutôt très sombre et tragique tout du long, les révélations ne faisant qu'agraver cette ambiance noire. Personnellement j'aime bien les histoires tristes, mais si vous êtes dépressif, passez votre chemin. ^^'
Je ne sais pas si c'est la première fois que Yazawa s'essaie au genre fantastique mais en tout cas on peut dire que c'est plutôt réussi.
L'approche de la notion de mort ou de volonté de vivre est bien traitée mais de toute façon je ne peux pas être objective j'adore la narration de cette mangaka.
Les personnages sont assez attachants mais j'avoue qu'ils manquent de crédibilité, ces enfants raisonnent comme des adultes, on a quand même un peu de mal à y croire :/ mais c'est vraiment le seul défaut que je lui trouve lol.
Le coup de crayon est toujours aussi irréprochable **grande fan du style Yazawa** xD et le nombre de volumes parfait : ni trop ni trop peu.
Trois, ça peut paraître un peu court mais mine de rien il y a beaucoup de texte et puis on a le temps de faire le tour de sujet, autrement l'histoire risquait de tourner en rond.
A lire absolument si vous êtes fans des oeuvres d'Ai Yazawa, à lire tout court même ;)

Le manga a été adapté en un film live comme pour Nana, avec Chiaki Kuriyama (Battle Royale, Kill Bill), Hyde le chanteur de l'Arc~en~ciel et Hiroki Narimiya (Nobu dans Nana).
Je ne l'ai pas vu mais de toute façon je ne crois pas qu'il existe une version sous-titrée.
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Lovely Devil - Adorable démon  (Manganime) posté le dimanche 11 juin 2006 10:57

Titre original : Akuma de Sôrô
Auteur : Mitsuba Takanashi (inconnue au bataillon)
Année : ?
Genre(s) : shôjo
Support(s) : un manga de  11 volumes + un drama
Editeur(s) : Generation Comics

Synopsis : Kayano Saitô, lycéenne très timide, se décide à enfin avouer ses sentiments au beau Kamijô par le biais d'une lettre d'amour. Malheureusement elle se trompe et remet la lettre à un beau jeune homme inconnu qui s'avère être le fils du principal. Dans la confusion, elle oublie son bien et part en courant. Takeru, le jeune homme en question la menace alors d'afficher la lettre si elle ne devient pas sa servante. Comme si ça ne suffisait pas, elle apprend que sa mère va se remarier avec le principal et que Takeru va devenir son demi-frère ^_^

Critique : j'avoue que ce qui a attiré mon attention sur Akuma de sôrô c'est tout simplement le fait qu'il y ait un élément de mon pseudo - Akuma-chan - dans le tire (oui oui, il m'en faut peu). ^_^
Comme quoi le hasard nous amène parfois à tomber sur des choses sympathiques, ce qui est le cas de ce petit shôjo assez original.
Bon, évidemment on retrouve pas mal de stéréotypes comme celui de la fille qui n'a jamais eu de copain et qui se retrouve du jour au lendemain convoitée par plusieurs mâles, et qui accroche un des plus populaires mais passons.
Les personnages sont assez intéressants et leur psychologie assez riche, surtout dans le cas de Takeru. Je trouve par contre que Kayano est assez agaçante, elle manque de réalisme et apparaît comme trop parfaite parce que trop gentille, j'ai un peu de mal à m'attacher à elle, dommage étant donné que c'est l'héroïne.
Il y a parfois quelques longueurs et le manga finit par s'essouffler, je pense qu'un volume ou deux en moins n'aurait pas fait de mal mais dans l'ensemble ça reste bien. Enfin au moins on a droit à une vraie fin bien explicite qui ne laisse pas de doute quant au dénouement de l'histoire. ^_^
Les graphismes sont très "shôjo", avec des bishônen bien efféminés (surtout Takeru *_*) mais assez travaillés, personnellement j'aime bien.
Un point assez curieux du manga est le fait qu'ils ne sont pas obligés de porter d'uniforme dans leur lycée, ça m'a presque choquée, c'est bien la première fois que je vois un lycée japonais où l'uniforme n'est pas obligatoire, on se croirait presque en occident ^_^.
Ca c'était la petite anecdote.
Je n'ai pas entendu parler d'une adaptation en anime mais je crois qu'il existe un drama taïwanais.
En bref un shôjo qui se laisse lire avec plaisir, mais pas un incontournable du genre.
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Kenshin le vagabond  (Manganime) posté le dimanche 11 juin 2006 10:52

Titre original : Rurôni Kenshin
Auteur : Nobuhiro Watsuki
Année : 1994 pour le manga et 1996 pour l'anime
Genre(s) : shônen, samouraï, historique, drame
Support(s) : un manga de 28 volumes + un anime de 95 épisodes + 6 OAVs (sublimes) + 1 film
Editeur(s) : Glénat et Dybex

Dire que jusqu'ici je n'avais jamais trouvé le courage de rédiger un article sur mon manga préféré alors que je l'ai fait pour les OAVs, c'est impardonnable !

Synopsis : l'histoire commence en 1878 en pleine ère Meiji. Nous suivons les aventures de Kenshin Himura, un samouraï petit, mince, roux et ayant une cicatrice cruciforme sur la joue gauche. Il est en fait Battôsai l'assassin, un ancien patriote du fief de Chôshû qui oeuvrait dans l'ombre pour renverser le shôgunat et rétablir le gouvernement de Meiji. Quinze ans plus tard, il a juré de ne plus jamais tuer, hanté par les souvenirs d'un triste passé. Devenu vagabond, il erre de ville en ville en venant en aide à autant de gens que possible avec son sabre à lame inversée qui peut tout trancher excepté des hommes...

Critique : ne vous attendez pas à de l'objectivité de ma part, Kenshin a - presque - toujours été mon manga préféré ! (oui, presque, j'avoue que j'avais un peu de mal au début, quelle honte...)
Un des gros points forts de ce manga est sa dimension historique : on se cultive en même temps que l'on se divertit ! N'est-ce pas merveilleux, que demander de plus ? Avant de lire Kenshin je ne connaissais que très peu de choses concernant cette période historique du Japon. J'ai trouvé intéressant le fait de suivre les aventures personnelles du héros en même temps que les grands évènements historiques de l'époque.
Kenshin le vagabond n'est pas un shônen idiot où les questions existencielles des personnages se résument à : "quelle technique supra-puissante vais-je trouver pour terrasser mon prochain adversaire ?" Ils portent généralement tous les traces d'un triste passé plus ou moins oublié et douleureux et leur vie au quotidien, leurs agissements et leurs motivations en découlent directement.
Ce manga est assez atypique pour ce genre dans la mesure où, contrairement aux shônen habituels où les héros sont habituellement novices, Kenshin est déjà assez âgé et est un vétéran des combats, à première vue il ne lui reste plus rien à apprendre (au niveau technique car au niveau psychologique il est en perpétuelle évolution par contre).
C'est justement cette évolution et l'état d'esprit du héros qui constituent le point fort du manga à mes yeux. Kenshin est un personnage humain, torturé par un passé inoubliable et impardonnable, qui cherche en permanence à expier les fautes qu'il a commises, écrasé par une lourde culpabilité.
Un de ses défauts à mon sens est le "trop-plein" de combats. Evidemment on est dans un shônen donc les combats sont inhérents au genre mais j'ai trouvé que certains étaient trop longs et d'autres pas forcément utiles (toute la "bande" d'Enishi par exemple, lui seule suffisait amplement). Mis à part ce petit désagrément, ce manga frise la perfection alors on ne va pas lui en tenir rigueur ;p
Les graphismes qui au départ ressemblaient fortement à du shôjo se sont considérablement améliorés au fil des volumes pour arriver au final à un style assez simple mais efficace (Kenshin était le premier manga de Nobuhiro Watsuki). En petit bonus sympa, nous avons des fiches pour chacun des personnages rédigées par le mangaka lui-même qui nous explique tout le processus d'élaboration. ^_^
Je n'ai vu que quelques épisodes de l'anime qui ne m'a pas convaincue, d'autant qu'il n'est fait mention d'Enishi nulle part alors que cette partie du manga est la plus intéressante à mon sens dans la mesure où elle nous donne toutes les clés pour comprendre le passage du Battôsai au vagabond (curieusement d'ailleurs, la plupart des lecteurs n'aime pas des masses la dernière partie de l'histoire dans le manga :/).Donc l'anime est à mes yeux un non-sens, ni plus ni moins, parce que ne pas évoquer le passé de Kenshin trahit selon moi la profondeur du manga et tout son intérêt. Par contre c'est sûr que les amateurs de shônens purs et durs et de baston doivent être ravis. A l'opposé, les OAVs sont des petites merveilles, je vous renvois aux articles consacrés. Le film ne m'a pas emballée plus que ça...
En bref un excellent manga que je peux que conseiller ! Je pense qu'il sera toujours mon préféré...
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Tokyo Godfathers  (Manganime) posté le dimanche 11 juin 2006 10:46

Titre original : Tokyo Godfathers
Auteur : Satoshi Kon
Réalisateur : Satoshi Kon
Année : 2003
Studio(s) : Madhouse Production
Genre(s) : conte de Noël ^_^
Support(s) : un film d'1h28
Editeur(s) : Columbia Tristar

Synopsis : A Tokyo, le soir de Noël, trois amis sans-abris trouvent un bébé abandonné. Hana le travesti, Gin l'alcoolique et Miyuki l'ado fugueuse décident alors de se mettre en quête de ses parents afin de leur ramener leur bébé.

Critique : c'est le premier film de Satoshi Kon que j'ai vu, pourtant c'est le dernier dont je fais la critique (toujours aussi logique moi xD).
Tokyo Godfathers est une très belle histoire qui mêle action, humour et drame à la perfection. Tout repose quasiment sur notre trio de clochards attachant. Ils ont tous un passé assez dramatique qui explique leur déchéance actuelle mais ne l'évoquent presque jamais, ils se sont réunis par la force des choses et vivent maintenant leurs peines et leurs joies ensemble, souvent sous fond de dispute, mais deviennent solidaires quand un évènement extérieur vient perturber leur quotidie
n.
Ma préférence va à Hana, c'est vraiment un personnage très drôle et attachant, ses grimaces valent vraiment le coup d'oeil. ^_^
Satoshi Kon nous dévoile également la métropole tokyoïte et sa réalité vue sous l'angle de la vie dans la rue sans idéaliser et cacher les coups durs auxquels sont confrontés les SD
F.
L'animation est vraiment bien travaillée, les décors très réussis par contre les musiques ne sont pas franchement mémorables (je n'ai retenu que le remix de l'Hymne à la joie de Beethoven en guise de générique de fin ;p).
Vraiment un film très touchant à voir, pas besoin de réfléchir, il suffit de se laisser porter par les aventures vécues par nos trois zigotos.

Je
vois pas vraiment que dire de plus sur Tokyo Godfathers, décidément le fait que je sois malade se ressent même jusque dans mes articles xD.
Rahlala je mollis, enfin si l'inspiration me revient entre deux poussées de fièvre, j'éditerais lol.
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Akira  (Manganime) posté le dimanche 11 juin 2006 10:37

Titre original : Akira
Auteur : Katsuhiro Otomo
Réalisateur : Katsuhiro Otomo
Année : 1988
Studio(s) : Tôhô, TMS
Genre(s) : cyber, science-fiction
Support(s) : un manga de 14 volumes + un film de 2h
Editeur(s) : Glénat et 20th Century Fox

Synopsis : En 2019, trente ans après la troisième guerre mondiale, la ville Neo-Tokyo n'est que décadence où survit tant bien que mal une humanité dépourvue de tout espoir. Au lieu d'aller en cours, les jeunes préfèrent se livrer à des combats entre bandes rivales entre deux prises d'amphètes. C'est le cas de Kaneda et sa bande de bôsôzoku (voyous à moto). Un soir, après une course poursuite plutôt éprouvante, Tetsuo, le meilleur ami de Kaneda, a un accident en manquant de renverser à un enfant à l'apparence étrange. Il se fait embarquer par les militaires qui comptent l'utiliser comme cobaye pour le projet Akira. Testuo révèle alors un fort potentiel qui s'avérera vite dangereux...

Critique : La première fois que j'ai vu Akira, c'était clouée au lit avec 40° de fièvre au bord de l'évanouissement, autant dire que je n'avais pas compris grand chose à l'intrigue déjà suffisamment complexe. Après l'avoir revu en meilleure santé, je dois avouer que je n'ai toujours pas tout compris xD (en même temps ce n'est pas évident de résumer en deux heures une histoire qui s'étend sur six volumes...)
Akira présente une vision du futur très pessimiste où des ados sans repères ni motivations ne trouvent une issue que dans la violence et la drogue dans un monde nihiliste qui ne laisse aucun espoir quant au devenir de l'humanité. Le thème a depuis été traité maintes fois aussi bien dans le monde de l'animation que celui du cinéma mais Akira reste un précurseur du genre. Il règne tout au long du film une ambiance assez sordide voire malsaine qui met mal-à-l'aise, sûrement parce qu'elle n'est pas si éloignée que ça d'une réalité future (en tout cas c'est l'impression que ça m'a laissé).
On ne peut effectivement pas s'empêcher de se poser des questions sur notre avenir qui, je trouve, va malheureusement dans ce sens. (Katsuhiro Otomo, visionnaire ?)
Quoi qu'il en soit Akira fait partie de ces films qui vous marquent, d'une façon ou d'une autre et qui laissent leur empreinte.
L'animation est excellente pour l'époque, les décors sont vraiment sublimes par contre je n'adhère pas au style graphique de Katsuhiro Otomo ni à la musique qui ne m'a pas plu même si elle remplit bien son rôle et s'adapte parfaitement à l'ambiance (après c'est une question de goûts personnels ^_^).
Je suis très tentée par le manga, ne serait-ce que pour combler les lacunes restantes à la fin du film, mais je dois avouer que son prix a tendance à refroidir mes ardeurs ^^' (14€ le volume il me semble).
Akira fut l'un des premiers films à sortir au cinéma en France et à avoir révolutionné l'image qu'avaient les occidentaux de l'animation japonaise, et rien que pour ça ce grand classique mérite d'être vu au moins une fois par tout fan d'anime digne de ce nom ;p.
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