Accueil Date de création : 09/06/06 Dernière mise à jour : 18/12/07 09:05 / 93 articles publiés

Manganime

Le fansub  (Manganime) posté le jeudi 15 juin 2006 11:02

La plupart des fanas de japanimation connaissent ce terme au moins de nom.
Mais savez-vous ce que c'est exactement et quel est le rôle des membres d'une team de fansub ? Une petite présentation de cette "pratique" de plus en plus courante dans le monde de l'animation japonaise s'impose.
Pour faire simple, le fansub est de la traduction d'animes non licenciés en France faite par des fans pour des fans (et non rémunérés : p).
Contrairement à ce que pensent bon nombre de gens, le fansub n'est asbolument pas légal dans la mesure où l'auteur ne touche rien lors du visionnage d'un épisode fansubbé. Il est néanmoins tacitement toléré car il apporte un sacré coup de pub gratuit aux éditeurs français. Moi-même je n'achète en DVD que des séries que j'ai découvertes via le fansub (vive les valeurs sûres). Quand j'aime vraiment une série je fais l'effort d'investir pour encourager le développement de la japanime dans notre bon vieil hexagone.
Maintenant un petit topo des divers membres que l'on trouve dans ces teams, commençons par le commencement :
- Le raw-hunter : il est chargé de trouver sur internet les épisodes originaux en TVrip ou DVDrip, de la meilleure qualité possible. Il ne doit pas y avoir de sous-titres ou autre modification du fichier original.
- Le timeur : il indique très exactement de quelle seconde à quelle autre seconde devront être insérés les sous-titres sur le fichier vidéo.
- Le traducteur : bon je pense qu'il n'y a pas besoin d'explication... Certains traduisent directement à partir du japonais mais la plupart du temps ils traduisent d'après les épisodes fansubbés par des teams US.
- L'encodeur : il est chargé de mettre les sous-titres sur le fichier vidéo.
- L'éditeur : là aussi il s'agit de mettre des petits détails sur le fichier vidéo mais c'est un plus compliqué que l'encodage. Il peut s'agir d'une inscription sur une pancarte où d'un manuscrit en plein milieu de l'écran entre autres.
- Le karamaker : il s'occupe des paroles des génériques et fait des jolis effets de texte pour que l'on puisse chanter notre générique préféré. xD

Une fois les épisodes achevés ils sont disponibles sur le net généralement sur le logiciel mIRC ou via Bittortent, ou encore en direct download mais c'est plus rare.
J'espère avoir un peu éclairé vos connaissances. ; )
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Les suffixes japonais  (Manganime) posté le jeudi 15 juin 2006 10:56

Marre de regarder des animes sans comprendre pourquoi un tel est appelé -kun et un autre -san ? Voilà une petite liste explicative des suffixes que je connais. Je précise que ces suffixes sont généralement derrière les noms de famille (ça arrive qu'ils soient derrière les prénoms mais c'est plus rare, au Japon, c'est généralement la famille et les amis intimes nous appellent par notre prénom).

San : le plus courant. L'équivalent en français serait monsieur, madame ou mademoiselle.

Chan : s'utilise généralement envers les jeunes filles et les enfants. Connotation affectueuse que l'on pourrait traduire par "ma petite, mon petit" suivi du nom.

Chin : dérivé humoristique de "chan".

Kun : marque d'affection qui s'emploie envers un garçon, en général du même âge ou un peu plus jeune que soi. Il arrive aussi que les filles se fassent appeler -kun mais c'est tout de même plus rare.

Sama : très grand respect.

Dono : là aussi très grand respect mais ce terme est moins utilisé. On pourrait traduire le sens par "seigneur".

Senpai ou sempai : désigne quelqu'un qui a plus d'expérience que soi dans un domaine particulier. Il pourrait se traduire par "aîné". Il s'emploie généralement quand la différence d'âge est minime. Une personne de soixante ans n'est pas le senpai d'un adolescent de quinze ans.

Sensei : le sensei est généralement quelqu'un qui possède des connaissances approfondies dans un domaine. Les professeurs ou les médecins sont des sensei.

Kohai : le contraire du sensei. Celui qui n'a pas d'expérience et qui suit l'enseignement du sensei.
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Les genres du manga  (Manganime) posté le jeudi 15 juin 2006 10:52

Voilà dix pages que je vous bassine avec mes mangas et je ne vous ai même pas encore fait une petite liste des divers genres qu'on retrouve ! Je ne prétends pas que ma liste est exhaustive, elle répértorie juste les plus connus.

Shônen : probablement le genre le plus répandu, il couvre la majeure partie de la production de manga. Il s'adresse principalement aux adolescents masculins et les sujets traitent souvent de combat ou de sport. Amitié, confiance en soi et courage sont les thèmes récurrents du shônen.
Exemples : Naruto, Bleach, l'éternel DBZ

Shôjo : contrairement au shônen, le shôjo s'adresse à un public de jeunes filles, il évite la violence et les scénari complexes pour davantage mettre l'accent sur les sentiments et la psychologie. Histoires d'amitié et d'amour sont bien sûr au rendez-vous.
Exemples : Peach Girl, Fruits Basket.

Magical girl : dérivé du shôjo plutôt dans le genre fantastique qui met en scène des personnes possédant des pouvoirs magiques.
Exemples : Card Captor Sakura, Sailor Moon

Seinen : le seinen est plutôt destiné à un public de jeunes adultes. Il traite de sujets généralement assez durs et les visions du monde sont plutôt pessimistes. Etant donné qu'il s'adresse à un public plus âgé, il n'est pas rare de voir des scènes très violentes, gore et parfois du sexe (soft).
Exemples : Gunnm, Akira

Jôsei : si vous ne connaissez pas, rien d'étonnant, ce terme est encore très peu utilisé en France car peu d'éditeurs en publient. Le jôsei est un peu l'équivalent du seinen au féminin. Il est destiné à un public féminin plus adulte, en général l'aspect mièvre du shôjo a disparu et les histoires sont plus matures.
Exemples : Happy Mania, les one-shot de Mari Okazaki

Mecha : le genre mecha est assez proche du shônen mais il a la particularité d'être axé sur des combats de grands robots pilotés par des êtres humains (les "mecha" en question). Les histoires se déroulent généralement dans des univers futuristes.
Exemples : les Gundam, RahXephon, Full Metal Panic!

Shônen-ai : manga où les personnages masculins entretiennent des relations ambiguës entre eux sans pour autant tomber dans le yaoi.
Exemple : X

Shôjo-ai : équivalent du shônen-ai au féminin.
Exemple : Utena, la fillette révolutionnaire

Ecchi : genre gentiment érotique. La plupart du temps, le héros est un gaffeur né et obsédé refoulé qui n'a aucun succès avec les filles mais qui vit bien sûr entouré de superbes créatures de rêves toutes plus nichonnées les unes que les autres (enfin une japonaise non siliconnée qui fait du 95E je demande à voir... bref). Petites culottes à satiété, grosses raclées pour le héros et j'en passe. A conseiller aux mâles frustrés peut-être ? Parce que si vous cherchez un intérêt scénaristique, passez votre chemin.
Exemples : Love Hina, Ikkitôsen, Monsieur est servi

Hentai : du porno pur et dur bien dégueulasse tout simplement. Quand même ils font une sacrée fixation sur les ptites jeunes les nippons. Les pauvres lycéennes s'en prennent toujours plein la tête (dans tous les sens du terme -_-'). "Hentai" veut dire pervers en japonais, le terme parle de lui-même hein...
Exemple : Bible Black (merci pour cet exemple Katsu XD)

Yaoi : dérivé du hentai qui privilégie les relations homosexuelles entre hommes. Désigne aussi un genre d'humour typiquement nippon mettant en scène des situations loufoques sans queue ni tête, sans début et sans fin. Cet humour a beaucoup de mal à s'exporter. Exemple : /

Yuri : équivalent du yaoi au féminin. Bref des relations sexuelles entre lesbiennes.
Exemple : /

Et après bah il reste ceux que je qualifierais d'inqualifiables :p
Cowboy Bebop, FLCL, Mushishi... ils ont sûrement leur genre à eux mais je ne le connais pas...
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Gokinjo, une vie de quartier  (Manganime) posté le dimanche 11 juin 2006 11:12

Titre original : Gokinjo Monogatari
Auteur : Ai Yazawa (*_*)
Année : 1995 pour le manga et la série
Genre(s) : shôjo, mode
Support(s) : un manga de 7 volumes + un anime de 50 épisodes + un film
Editeur(s) : Delcourt Akata

Synopsis : Mikako Kôda et Tsutomu Yamaguchi sont voisins et amis depuis l'enfance et vont tous deux à l'école d'arts Yazawa. Tsutomu n'a pas encore de rêve pour l'avenir mais Mikako souhaite devenir une grande styliste reconnue, elle a même déjà créé sa propre marque de vêtements : Happy Berry.
Un
soir en rentrant à la maison, Mikako surprend Tsutomu en train de se faire embrasser par une fille, elle commence alors à s'interroger sur les sentiments qu'elle éprouve à son égard...

Critique : je pense que les fans d'Ai Yazawa peuvent être ravis (et les autres aussi d'ailleurs xD).
Comme d'habitude la mangaka a bien su doser les différents aspects du shôjo pour nous faire un petit manga bien sympathique.
L'hi
stoire n'est pas très originale mais les personnages sont toujours aussi travaillés et attachants et du coup on se contente sans problème de suivre leurs aventures sans trop se préoccuper de l'absence de scénario complexe.
L'
histoire ne tourne pas seulement autour des histoires de coeur de Mikako et Tsutomu mais aussi autour de celles des personnages secondaires, de leurs rêves et aspirations et du monde de la mode, le tout avec une bonne dose d'humour donc je pense qu'on peut facilement y trouver son compte.
Pers
onnellement j'aime beaucoup Norijî le concierge et Nishino, le copain de Tsutomu avec son accent du kansai. :p
Il y
a parfois quelques petites longueurs mais bon là je chipote vraiment, malgré tout Gokinjo reste l'oeuvre d'Ai Yazawa que j'apprécie le moins (on va dire qu'elle a 8/10 alors que les autres ont toutes 9 ou 10 xD).
J'aime un peu moins le style graphique de la mangaka dans Gokinjo, je trouve que les personnages ont des traits plus enfantins que d'habitude et je préfère le style qu'on lui connaît maintenant (mais ça n'empêche pas Mikako d'être à croquer des fois ^_^).
J
e tiens aussi à souligner l'excellent travail de traduction accompli par les éditions Delcourt : les suffixes japonais ont été conservé et dans chaque volume nous avons droit à des notes explicatives pour mieux comprendre l'environnement qui entoure nos protagonistes, ce qui est bien pratique pour les gens encore étrangers à la culture nippone (merci Delcourt *\o/*).
Peti
t détail sympa : les couvertures des sept volumes mis les uns à côtés des autres forment une fresque représentant les protagonistes à un banquet.
Pré
cisons au passage que Gokinjo est l'histoire qui précède Paradise Kiss, environ une génération plus tôt (on retrouve Mikako, Tsutomu et Noriji pour quelques apparitions), malheureusement comme j'avais jà lu ParaKiss avant Gokinjo ça me faisait pas le même effet de savoir ce qu'étaient devenus les héros de cette histoire parallèle. ^_^
Mikak
o est en effet la grande soeur de Miwako, un des personnages principaux de ParaKiss.
Je
n'ai vu que les deux premiers épisodes de l'anime qui étaient plutôt prometteurs, j'imagine qu'ils n'ont pas réalisé les 50 épisodes avec seulement le manga pour base, donc il y peut-être quelques fillers intéressants ça pourrait être sympa à voir mais il est sorti il y a déjà un moment et à l'époque visiblement il n'y avait pas de team inressée ça doit donc être dur de trouver des raws maintenant... :/

Pou
r finir je n'ai qu'une chose à dire : vive Ai Yazawa !
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Kare First Love  (Manganime) posté le dimanche 11 juin 2006 11:07

Titre original : Kare First Love
Auteur : Kaho Miyasaka
Année : 2002
Genre(s) : shôjo (classique)
Support(s) : un manga de 10 volumes
Editeur(s) :
Generation Comics

Synopsis : Karino Karin est une lycéenne très timide et effacée assez ringarde qui porte des culs de bouteille, ce qui lui vaut le surnom de "Miss Binoclarde".
Elle
n'a jamais rien fait d'autre qu'étudier pour ne pas s'attirer la colère de sa mère mais n'a pas d'ambition personnelle. Un matin, elle fait la connaissance dans le bus de Kiriya Aoi, un garçon du lycée voisin tombeur de ces dames qui va tenter de voir au-delà des apparences pour mieux connaître la charmante jeune fille qu'est Karin.

Critique : je dois avouer que Kare First Love comporte tous les stéréotypes du shôjo que je déteste en temps normal : une fille effae qui va s'épanouir au contact d'un beau jeune homme trop parfait convoi de toutes parts, la sempiternelle fille jalouse de l'roïne, le héros qui sauve sa belle lors des situations délicates et surtout, des situations trop facilement prévisibles.
Malgré tout, j'aime bien KFL ! (non non, je ne suis pas - trop - paradoxale)
D
éjà la différence qu'il a vis à vis de pas mal de shôjo qui mettent en scène un triangle amoureux est que les bases sont posées dès le départ : Karin aime Kiriya et réciproquement, point. L'intérêt de l'histoire se situe donc dans l'évolution de leur relation amoureuse face aux divers obstacles (pas très originaux, je vous le concède) que va rencontrer le couple.
L
es personnages sont assez travaillés, je me suis un peu reconnue dans Karin (en moins timide quand même) et je dois dire que j'apprécie beaucoup son amie Nanri, qui à l'opposé est assez délurée et a l'habitude des hommes dge mûr xD. C'est dommage que ce personnage ne soit pas plus développé mais après tout il reste quelques volumes à paraître en France pour avoir des chances d'en apprendre davantage...
Je
trouve que KFL est un shôjo très réaliste, je pense que toutes les jeunes filles se sont un jour où l'autre posé les mêmes questions que Karin et se reconnaîtront en partie en elle. Personnellement c'est mon cas et c'est sûrement en cela qu'il m'a plu malgré les points négatifs que j'ai cités plus haut.
Ce m
anga comme le suggère son nom m'a effectivement rappelé ma première histoire amoureuse presque comme si c'était hier ^_^ (mais je vous rassure je vais pas faire étalage de ma vie).
De plus, c'e
st assez rare de voir des shôjos qui parlent aussi ouvertement des relations sexuelles, c'est aussi de ce point de vue que j'apprécie son réalisme.
C
'est l'évolution normale d'une relation de couple et je trouve dommage que certains shôjos bâclent ce moment clé.
On y retrouve u
ne influence assez forte de Peach Girl, que ce soit pour certains personnages (Yuka, Kiriya) ou encore pour le design, de ce côté-là c'est dommage, un peu d'originalité n'aurait pas fait de mal... :/
Par
contre je trouve que les couvertures ne sont vraiment pas terribles, c'est du shôjoisme ostentatoire (ça n'existe pas ce terme ? ben tant pis !)
Déjà
que le titre de la série est assez neuneu malgré le contenu, ils auraient pu faire un effort pour que les couvertures soient moins fleur bleue -_- enfin passons sur ce petit détail graphique.
E
n conclusion, Kare First Love n'a rien d'original mais reste tout de même un shôjo agréable à lire à condition de ne pas être en quête d'innovation lol.
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