Accueil Date de création : 09/06/06 Dernière mise à jour : 18/12/07 09:05 / 93 articles publiés
 

Manganime

Wolf's Rain  (Manganime) posté le lundi 14 août 2006 18:56

Titre original : Wolf's Rain
Auteur :
Keiko Nobumoto
Année :
2003
Studio(s) :
Bones
Genre(s) :
mythe, fantastique
Support(s) :
un anime de 26 épisodes + 4 OAVs
Editeur(s) :
Beez

Synopsis :
l'histoire se passe dans un futur incertain où les loups sont censés avoir disparu depuis deux cents ans. En vérité, leur espèce existe toujours et les quelques loups restant prennent forme humaine pour se fondre parmi les gens. La légende prétend qu'il existe un paradis, le Rakuen, que seuls les loups sont en mesure de trouver à l'aide de la fleur de Lune. Kiba, Tsume, Hige et Toboe vont se rencontrer dans la ville de Freeze City et partir ensemble pour un long voyage à la recherche du Rakuen.

Critique :
Wolf's Rain est mon coup de coeur du moment ! Ce qui m'a tout d'abord motivée pour voir cette série ce n'était pas le synopsis mais le fait que la bande originale ait été composée par Yôko Kanno. Quelle n'a pas été mon (agréable) surprise quand j'ai vu que la série dans son ensemble était aussi bonne que sa musique. En trois points, Wolf's Rain c'est : - un bon scénario empli de poésie : des loups pour protagonistes, voilà qui est peu banal, et bien que peu fouillé, le scénario tient la route et les quatre derniers épisodes sont tout bonnement magnifiques et riches en émotion (j'ai pleuré alors qu'en ce moment j'ai un vrai coeur de pierre xD), la fin est une des meilleures que j'ai jamais vues. On arrive à rentrer assez rapidement dans l'ambiance car l'intrigue de base est prenante, malheureusement la série compte quatre épisodes d'affilée qui ne sont que des flash backs et dont on se passerait volontiers, ils font perdre à la série son rythme. - des personnages fouillés et intéressants : un large panel polyvalent et riche tant sur le plan de leur personnalité que sur leur passé, je pense que chacun aura son petit préféré, personnellement pour moi il s'agit de Toboe car c'est avant tout un personnage très gentil et touchant. - des graphismes, des décors et des musiques sublimes : question de goûts, mais j'adore vraiment le design des personnages (petite préférence pour celui de Cheza), de plus l'animation est excellente, j'ai rarement vu mieux. J'en viens à l'attrait majeur de cette série à mes yeux : l'excellente OST composée par Yôko Kanno mêlant musique hispanique, rock et jpop, le tout en restant cohérent. La compositrice s'est entourée pour l'occasion de Steve Conte (qui avait participé à Cowboy Bebop) et Maaya Sakamoto au chant. De l'opening Stray au morceau Go to Rakuen en passant par les insert songs Strangers et Heaven's not Enough, il n'y a que du bon ! Je compte d'ailleurs prochainement me procurer les OST. Bref, vous l'aurez compris, à part quelques petites failles, Wolf's Rain ce n'est que du bon, alors pourquoi se priver ? Au passage je vais raconter ma vie, après tout c'est mon blog alors je me prive pas. xD Je ne comptais me procurer les DVD que dans longtemps étant donné leur prix en magasin (30€ l'unité sachant qu'il y a sept volumes ça nous fait 210€ au total) et en me baladant tout à fait par hasard, sur quoi tombe-je, je vous le demande ! Le coffret de l'intégrale (dont j'ignorais l'existence) avec en bonus un poster en tissu et un livret sur l'univers de Wolf's Rain, le tout pour la modique somme de 100€, j'aurais eu tort de me priver, non ? (bon je me suis endettée jusqu'à la moelle envers ma mère mais une occasion pareille ne se serait pas présentée deux fois !) L'affaire du siècle, je vous le dis !


Opening :
"Stray" Steve Conte
Ending :
"Gravity" Maaya Sakamoto
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NOIR  (Manganime) posté le dimanche 13 août 2006 17:30

"Noir. Ce nom désigne depuis une époque lointaine le nom du destin. Les deux vierges règnent sur la mort. Les mains noires protègent la paix des nouveaux-nés."

Titre original :
NOIR
Auteur :
Yôko Kikuchi
Année :
2001
Studio(s) :
Bee Train, Victor Entertainment
Genre(s) :
thriller
Support(s) :
un anime de 26 épisodes
Editeur(s) :
Dybex

Synopsis :
Mireille Bouquet est une tueuse à gages des plus réputées dans le milieu, exerçant ses fonctions à Paris. Un jour elle reçoit un mail étrange d'une jeune japonaise, Kirika Yûmura, lui demandant de faire un pèlerinage dans le passé avec elle. Le mail contient en pièce jointe un extrait musical qui ravive de douloureux souvenirs chez Mireille. Kirika s'avère être elle aussi un terrible assassin mais elle a tout oublié de son passé. A elles deux, elles vont former le duo de tueuses "NOIR", chacune recherchant les pièces manquantes de leur passé commun avec pour seul lien une montre à gousset.

Critique :
aaaah NOIR, depuis le temps que je voulais voir cette série, c'est enfin chose faite ! Bon j'avoue que je suis un peu mitigée, le scénario est bon et relativement original mais le rythme assez lent de la série ainsi que les trop nombreux gros plans fixes et flash-backs en agaçent sûrement plus d'un, moi la première. L'intrigue traîne pas mal en longueur durant les quinze premiers épisodes, ça fait tout de même beaucoup, au premier abord les épisodes n'ont pas l'air d'avoir de rapport les uns entres les autres, NOIR enchaîne les contrats sans bavure et ça devient rapidement lassant. Je pense qu'il aurait été plus judicieux d'en faire une série en 13 épisodes, on aurait évité pas mal de temps morts. Par contre une fois l'intrigue posée, je dois dire que j'ai enchaîné les épisodes les uns à la suite des autres pour enfin connaître tout le mystère entourant nos deux tueuses, de plus, NOIR a le mérite d'être original par rapport à ce qu'on a l'habitude de voir en matière de japonaiseries. Concernant les graphismes, rien de transcendant, ça reste relativement banal, je trouve les expressions des personnages un peu trop figées et je ne supporte pas les designs l'Altena et Intoccabile, un peu décevant donc de ce côté-là. >_< Par contre il s'en ressent une sorte de jeu entre les couleurs qui contribue aux côtés de la musique à donner à la série son ambiance si particulière. La première fois que j'ai vu NOIR, c'était à la Japan Expo 2004 où les deux premiers épisodes étaient diffusés et je me rappelle que ce qui m'avait marquée sur le moment, c'était la musique. Eh oui, Yuki Kajiura avait encore frappé ! xD A vrai dire c'était la première fois que j'entendais une de ses compositions et c'est d'ailleurs avec NOIR que Yuki Kajiura s'est affirmée dans le milieu des animes. En bref l'OST de NOIR, elle tue ! C'est même le point fort de la série à mes yeux, mention spéciale à Canta per me (le thème de Kirika) et Salva nos (pour les scènes de combat). D'ailleurs, même moi qui suis l'incarnation de la fraude, j'ai acheté l'OST, c'est dire ! xD En conclusion une série qui ne laisse pas forcément un souvenir impérissable mais qui marque d'une façon ou d'une autre par son ambiance particulière, à voir dans tous les cas car elle fait sans conteste partie des classiques de l'animation nippone récente.

Opening :
"Coppelia no Hitsugi" Ali Project
Ending : "Kireina Kanjô" Arai Akino
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Monster  (Manganime) posté le mercredi 02 août 2006 12:19

Titre original : Monster
Auteur : Naoki Urasawa
Année : 1995 pour le manga et 2004 pour l'anime
Genre(s) : seinen, policier
Support(s) : un manga de 18 volumes et un anime de 78 épisodes
Editeur(s) : Kana et Kaze

Synopsis : 1986, Dusseldörf, Allemagne. Le docteur Kenzô Tenma est un brillant neurochirurgien promis à un bel avenir dans le milieu. Un soir arrivent aux urgences un petit garçon ayant reçu une balle dans la tête et le maire de la ville. Lui faisant clairement comprendre que la vie de l'enfant importe peu, les supérieurs de Tenma lui ordonnent d'opérer le maire qui a promis un fort soutien financier à l'hôpital. Mais l'enfant étant arrivé le premier, le chirurgien décide de lui donner la priorité et le sauve de justesse. Malheureusement le maire décède et le directeur de l'hôpital fait comprendre à Tenma que sa belle carrière est fortement compromise. Quelques jours plus tard, tout ceux lui ayant causé du tort meurent étrangement et l'enfant a disparu. Tenma aurait-il ramené à la vie un "monstre" ?

Critique : voilà bien longtemps que je n'avais rien lu de la qualité de cette série !
Alors pourquoi aimer Monster ? Tout d'abord pour son cadre relativement original : il est assez rare que l'histoire d'un manga se déroule ailleurs qu'au Japon, et également que l'intrigue soit policière, nous avons donc un scénario béton avec en prime un voyage touristique, merveilleux non ?
L'histoire est vraiment prenante et malgré le nombre conséquent de volumes, le rythme ne s'essoufle pas une seule fois, l'auteur arrive toujours à maintenir un suspense tellement insupportable qu'on ne peut pas s'arrêter de lire avant d'avoir apaisé son envie de savoir ce que va se passer par la suite ! (Je vous rassure j'ai quand même fait des pauses pour dormir et manger).
L'histoire personnelle de chacun des personnages vient se greffer au récit initial sans pour autant que l'on perde de vue l'intrigue de base, d'ailleurs les personnages sont justement un attrait majeur de ce manga : ils sont tous profonds et aucune de leur personnalité n'a été laissée pour compte. Ils ont tous un aspect sombre en eux qui ne fait que les rendre encore plus humains et donc réalistes.
De plus Naoki Urasawa a vraiment effectué un important travail de recherche avant de débuter son manga, sur l'Allemagne, la république tchèque et tout ce qui constitue l'univers de Monster, qui est, paraît-il, inspiré de faits réels.
Son style graphique est assez simple et plus proche de notre bon vieux style de BD franco-belges (bon à savoir pour ceux qui sont rebutés par les grands yeux et les nez quasi-inexistants caractéristiques du style manga).
Les décors sont magnifiques et cirants de justesse, là encore on peut noter le travail d'investigation menée par Urasawa.
J'avoue que la fin est assez inattendue, personnellement elle m'a un peu déçue mais je n'en dirai pas plus, à chacun de se faire sa propre idée.
Si je peux émettre un point négatif, ce n'est que bassement matériel car il s'agit du prix : 7,35 euros le volume et 60 les 15 épisodes ça fait tout de même très cher (je vous laisse faire le calcul) enfin quand on aime on ne compte pas... (je précise que je n'ai pas vu l'anime).
Un polar surprenant qui nous tient en haleine jusqu'à la dernière page, à lire absolument !

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Ai Suru Hito - Cours de séduction en 20 leçons  (Manganime) posté le dimanche 30 juillet 2006 15:13

Titre original : Ai Suru Hito
Auteur : Yuki Yoshihara
Année : 2002
Genre(s) : jôsei
Support(s) : un manga de 4 volumes
Editeur(s) : Generation Comics

Synopsis : Sakiko Kinoshita, 20 ans, est folle amoureuse du beau professeur Chifuyu. Mille fois déjà elle s'est déclarée et mille fois il l'a repoussée...
Qu'à cela ne tienne, Sakiko n'est pas du genre à baisser les bras !
Pourtant, un soir en revenant des cours, elle tombe sur sa mère qui fait ses bagages pour échapper à ses créanciers et qui lui annonce qu'elle n'a plus les moyens de financer ses cours, Sakiko devra se débrouiller seule.
Elle décide donc de vendre ses charmes au plus offrant pour pouvoir payer l'université à temps et ne pas être séparé de son professeur et se fait "acheter" par le beau Natsuo qui s'avère être le petit frère du bien-aimé de Sakiko.
Comment va-t-elle gérer cette situation et arrivera-t-elle à se dépêtrer de ce triangle amoureux des plus farfelus ?

Critique : longtemps, à cause de la couverture j'ai pensé que Ai Suru Hito devait être un shôjo dégoulinant le neuneuisme à tout bout de champ (du rose + deux éphèbes androgynes ça partait mal) et je ne lui avait pas accordé plus d'attention qu'à mon cours d'éducation civique de cette année.
Et puis je me suis dit qu'après tout une série aussi courte c'était ce qu'il me fallait vu mon petit budget et J'AI BIEN FAIT !
J'ai dévoré les quatre volumes d'une traite entre deux fous rires car, loin d'être une simple comédie sentimentale à l'eau de rose, Ai Suru Hito est avant tout humoristique et remplit bien son rôle de ce côté là.
Certes, le niveau ne vole pas toujours très haut car l'histoire tourne autour du sexe mais la mangaka arrive à ne jamais tomber dans le vulgaire, l'érotisme est un prétexte à la plupart des situations comiques mais n'est pas une fin en soi.
Evidemment il n'est pas à mettre entre toutes les mains étant donné certaines scènes un peu olé-olé.
Les personnages sont également un autre point fort, chacun ayant sa propre personnalité. Même si Sakiko peut parfois être agaçante, son optimisme et sa détermination à toute épreuve la rendent sympathique (perso j'adore Fujimaru, le copain gay de Natsuo xD).
Quant aux graphismes ils sont relativement banals, très "shôjo" avec des mâles assez éfféminés.
En bref une petite série humoristique bien sympa, en quatre volumes seulement se serait dommage de se priver.

 

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RahXephon  (Manganime) posté le vendredi 30 juin 2006 11:57

Titre original : RahXephon
Auteur : Yutaka Izubuchi
Année : 2002
Studio(s) : Bones
Genre(s) : plagiat evangelionesque (en apparence)
Support(s) : un anime de 26 épisodes + un film + une OAV + un manga de 3 volumes
Editeur(s) : Dybex et Generation Comics

Synopsis : Nous sommes en l'an 2012, le jeune Ayato Kamina est un lycéen tokyoïte comme les autres. Un jour pourtant, sa petite vie monotone bascule car la ville est attaquée par un ennemi inconnu. En partant chercher de l'aide, il tombe sur Reika Mishima, une fille de sa classe qui le conduit dans une sorte de temple dans lequel se trouve une sorte d'oeuf en lévitation. Le géant RahXephon se réveille alors et fusionne avec Ayato qui se retrouve dans le monde "réel". Il apprend par la suite que l'endroit où il vivait - Tokyo Jupiter - est un microcosme, une autre dimension isolée et régie par MÜ, un ennemi de l'humanité. Ayant rejoint les forces de TERRA, il devra alors se battre contre son ancien univers.

Critique : j'avoue que mon sentiment est assez mitigé envers RahXephon. En fait je dois dire que je me suis vraiment ennuyée durant la première moitié de la série, j'ai commencé à la trouver intéressante seulement vers la fin, sur 26 épisodes c'est tout de même dommage. De plus, le début était vraiment de mauvais augure tant la ressemblance avec son aîné Evangelion était flagrante : remplacez la Nerv par TERRA, les Anges par les D1, l'Eva-01 par RahXephon, Misato par Haruka (entre autres) et vous obtenez les caractéristiques de la série culte citée plus haut.
Heureusement RahXephon n'est pas qu'une honteuse copie de son digne prédecesseur et a su s'en démarquer par un bon scénario dont la finalité n'est pas tout à fait la même que celle de NGE, bien que quelques points restent obscurs à la fin du dernier épisode, les questions métaphysiques sont plus abordables, j'ai cru comprendre que le film apportait davantage de précisions mais je ne l'ai pas vu.
Maintenant il faudrait que je les revoie l'esprit plus clair et sans un chiot enquiquineur et mordeur dans les pattes (cadeau empoisonné des 18 ans xD), j'aurais peut-être tout compris du premier coup.
Les personnages sont fouillés et intéressants, aucun n'est laissé pour compte, l'animation est bonne et le chara-design relativement simple mais réussi, côté mecha-design c'est assez spécial, on est plus dans le style bio-organique de NGE que les purs et durs à la Gundam, perso je trouve qu'ils ont un petit quelque chose qui met mal-à-l'aise, ils font "créatures mythologiques".
Le bémol (c'est le cas de le dire, ok je sors à la fin de l'article...) ce sont les musiques, rien de bien terrible, elle remplit son rôle mais c'est tout, on peut pas dire qu'elle soit franchement exceptionnelle, dommage pour un anime dont l'un des thèmes clés est le son. Enfin on retiendra quand même l'opening Hemisphere, qui se démarque du reste de l'OST (en même temps, il a été composé par Yôko Kanno, ceci explique cela huhu).
Mon avis final est bien plus positif que ne l'est celui que je porte sur la première moitié de la série qui m'a profondément ennuyée alors soit vous êtes aussi acharnés que moi et vous pérsévérez, soit tant pis pour vous (à moins qu'elle vous plaise dès les premiers épisodes, c'est aussi une possibilité ^_^).
En tout cas ça reste une série à voir - même si elle n'est pas culte pour moi - parce qu'elle fait indéniablement partie des classiques du genre (mais Evangelion restera indétrônable niak niak niak !)

EDIT : Dybex vient de sortir l'intégrale de la série dans un magnifique coffret regroupant les sept DVD, le tout pour la modique somme de 50€ (sachant qu'en les achetant à l'unité ça nous amenait à 175 environ...) Le coffret est vraiment sublime donc ruez-vous dessus. ^_^


Opening : "Hemisphere" Maaya Sakamoto
Ending :
"Yume no Tamago" Ichiko Hashimoto
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