Accueil Date de création : 09/06/06 Dernière mise à jour : 18/12/07 09:05 / 93 articles publiés
 

Manganime

Midori Days  (Manganime) posté le dimanche 12 août 2007 20:31

Titre original : Midori no hibi
Auteur : Kazurô Inoue
Année : 2003 pour le manga et 2004 pour l'anime
Genre(s) : seinen
Support(s) : manga de 8 volumes + anime de 13 épisodes
Editeur(s) : Kurokawa et Beez

Synopsis : Seiji Sawamura est désespéré. Bagarreur hors pair, sa réputation de "chien enragé" le grille systématiquement auprès de la gent féminine qui en a peur et il traîne derrière lui dix-sept années de célibat...
Le soir de son vingtième rateau, alors qu'il se lamente et souhaite de toutes ses forces avoir une copine quelle qu'elle soit, voilà qu'une fille apparaît à la place de sa main droite, prolongeant son bras !
Cette fille s'appelle Midori et lui avoue qu'elle l'aime en secret depuis trois ans.
Va commencer une drôle de vie pour nos deux héros...

Critique : plusieurs fois j'ai voulu faire la critique de Midori Days, et jamais je n'ai su quoi dire dessus, après trois ans j'ai enfin décidé de me lancer !
Je vais commencer par la conclusion : Midori Days est une petite série sympathique mais à laquelle il manque un petit quelque chose pour être une série vraiment marquante, le tout plombé par quelques longueurs.
Disons qu'avec MD, on ne sait pas trop à quoi s'en tenir, on passe parfois d'un moment sentimental à une situation humoristique complètement décalée. Alors au final qu'est MD ? Une histoire d'amour ou une série comique ? Un peu des deux à la fois.
Le rythme n'est pas toujours très bien dosé, l'aspect comique peut s'étendre sur trop de chapitres là où on s'attendrait à l'évolution de notre drôle de couple.
Bref assez de discontinuité dans le rythme.
On trouvera facilement son petit préféré dans le large panel de personnages : voyous, otaku, grande soeur machiavélique, scientifique douteux (pléonasme xD), déléguée psychorigide, intello aux tendances gay et j'en passe.
Malheureusement leur psychologie n'est pas franchement développée, ils ont au moins le mérite de nous faire rire à défaut de nous faire tergiverser (celle des héros à la rigueur).
J'ai vu l'anime il y a longtemps maintenant alors je pourrais pas en dire grand chose si ce n'est que je me souviens avoir apprécié, d'ailleurs je ne me suis mise au manga qu'après.
Il est plus court et pas mal de passages du manga ont été zappés mais ce n'est peut-être pas plus mal car on évite les longueurs qui plombent l'oeuvre originale.
Pour une fois je fais court et je m'arrête ici, décidément je ne saurai jamais parler de Midori Days correctement ! : p
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xxxHolic  (Manganime) posté le lundi 30 juillet 2007 10:20

Titre original : xxxHolic
Auteur : Clamp
Année : 2003 pour le manga, 2005 pour le film et 2006 pour la série
Genre(s) : fantastique, mythe
Support(s) : un manga de 9 volumes (en cours) + un film + un anime de 24 épisodes
Editeur(s) : Pika, Kaze, série non licenciée

Synopsis : Kimihiro Watanuki a un don bien spécial depuis l'enfance : en effet il peut voir les esprits et autres manifestations surnaturelles. Las de ces visions qui le harcèlent, il entre par hasard dans la "boutique" de Yûko, une sorcière qui prétend pouvoir exaucer les voeux en échange de quelque chose d'équivalent.
Elle accepte de débarrasser Watanuki de son don à condition qu'il travaille chez elle comme employé... ou plutôt comme esclave de ses excentriques caprices ! ^_^

Critique : voilà une petite oeuvre bien sympathique que nous offre le studio CLAMP !
L'histoire en soi est plutôt banale mais nous apporte malgré tout des connaissances intéressantes sur tout ce qui touche à l'astrologie et autres pratiques divinatoires ainsi que sur des croyances ou coutumes du Japon liées au fantastique.
Durant les premiers volumes je me demandais où voulaient en venir les auteurs et si une intrigue aller se dessiner sur le fond mais après la lecture de neuf volumes je crois que la réponse est non : apparemment xxxHolic est une succession d'aventures n'ayant comme point commun que son univers et ses personnages.
Malgré tout, de plus en plus de mystères entourent les protagnistes et je n'ai pas encore renoncé à une éventuelle intrigue même si le manga tel quel me convient parfaitement.
Le rythme est soutenu, de mémoire je ne me suis pas ennuyée une seule fois mais en même temps je ne me rue jamais sur le nouveau volume à sa sortie car je n'attends pas impatiemment la suite. On prend du plaisir à lire xxxHolic mais à mon sens il n'a pas le petit quelque chose en plus qui fera de lui une oeuvre culte.
Ses personnages sont intéressants, Watanuki est un peu plat pour un héros mais le duo qu'il forme avec Yûko est source d'une bonne dose de situations comiques, quant à notre fameuse sorcière, c'est un monument à elle seule sur bien des points.
Himawari a tout de la niaise qui se respecte mais bon elle s'étoffera peut-être par la suite. Sans oublier Dômeki, l'ennemi juré de notre héros qui lui est pourtant bien utile, sûrement le plus mystérieux après Yûko.
Rien à redire sur la qualité du graphisme, si ce n'est que je n'accroche pas trop au chara-design (je préférais celui de Chobits).
Les illustrations qui occupent la double-page entre deux chapitres sont tout bonnement magnifiques, même si le trop plein de détail peut éventuellement en dégoûter certains.
C'est sans parler des couvertures qui sont en fait ce qui m'a donné envie d'acheter le manga.
Disons que même sans tenir compte du contenu, xxxHolic vaut le coup rien que pour ses couvertures : comme je l'ai dit plus tôt les illustrations sont sublimes, de plus la qualité du papier est vraiment agréable (pardonnez mon ignorance mais je ne connais pas du tout cette matière ^^').
Cerise sur le gâteau, la tranche des pages est teinte d'une couleur assortie à la couverture, bref je sens que je m'embourbe dans ma description laborieuse alors je m'arrête là !
Je finis avec une petite précision : pour ceux qui lisent Tsubasa Reservoir Chronicles, l'histoire est liée à celle de xxxHolic et il n'est pas rare d'apercevoir les personnages de ce manga.
TRC étant lui-même un cross-over des oeuvres du studio CLAMP. ^_^

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Je ne suis pas un ange  (Manganime) posté le samedi 21 juillet 2007 17:35

Titre original : Tenshi nanka ja nai
Auteur : Ai Yazawa
Année : 1992
Genre(s) : shôjo
Support(s) : un manga de 4 volumes + un épisode de 37 minutes
Editeur(s) : Delcourt Akata, épisode non édité

Synopsis : Midori Saejima est une jeune fille d'un naturel gai et enjoué que ses amis ont surnommée "l'ange Saejima", elle est - depuis qu'elle l'a vu - amoureuse d'Akira Sudô.
Elève de lycée en première année, ses amis la poussent à se présenter à l'élection du comité des élèves. Elle accepte et se retrouve vice-présidente, et Akira président.
Ils vont donc devoir passer du temps ensemble, ce qui bien sûr réjouit Midori qui souhaite le connaître davantage...

Critique : le nouveau Yazawa (mais paradoxalement un des plus vieux ^_^) est enfin arrivé dans nos contrées. Je suis assez partagée sur ce manga.
Quand on a connu ses plus grands succès comme Nana ou Paradise Kiss qui sont vraiment originaux pour des shôjos on a du mal à s'habituer à la banalité de Tennai, qui pourtant en soi est un bon shôjo, voire même meilleur que la plupart d'entre eux.
Ce manque d'originalité est probablement dû au fait qu'à l'époque Yazawa était encore relativement débutante et n'osait peut-être pas se permettre des extravagances hors des stéréotypes bien codifiés du shôjo.
Malgré tout on reconnaît bien son style avec des persos à la psychologie vraiment travaillée, bien que ne sortant pas des sentiers battus, Tennai est clairement plus mature qu'un shôjo lamba et ne centre pas son récit uniquement sur une seule histoire d'amour mais aborde aussi des thèmes comme l'amitié. Les relations amoureuses évoluent autant que les amitiés.
Les persos sont complexes et en ceci réalistes. Ils sont tous différents mais touchants à leur façon, sauf cette greluche de Midori que je ne peux pas encadrer en ce qui me concerne.
Trop naïve, trop gentille, c'est de l'héroïne vue et revue (enfin peut-être pas en 92 ^^'). Mais bon c'est vrai y'en a marre des héroïnes sans véritable défaut !
Je lui préfère de loin Mamiya qui est un perso bien plus intéressant et dont l'évolution est réelle.
Les graphismes ont pris un sacré coup de vieux, on reconnaît un peu la griffe yazawesque mais là encore le style est plus conforme aux critères du shôjo d'il y a une quinzaine d'années. En même temps ça permet de se rendre compte à quel point la mode a pu évoluer, car disons-le franchement : de nos jours, Midori et ses potes passent franchement pour des ringards au niveau vestimentaire ! xD
Une petite précision sur le nombre de volumes : les huit originaux ont été regroupés en quatre gros volumes pour la réédition deluxe, donc ce n'est pas vraiment une "grosse" série, c'est juste que ce sont de "gros" volumes. ^_^
En conclusion un Yazawa qui fait bien pâle figure comparé à ses pairs mais un bon shôjo dans l'ensemble.
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Hot Gimmick  (Manganime) posté le mardi 17 juillet 2007 17:00

Titre original : Hot Gimmick
Auteur : Miki Aihara
Année : 2001
Genre(s) : shôjo
Support(s) : un manga de 12 volumes
Editeur(s) : Generation Comics


Synopsis : Hatsumi Narita vit avec sa famille dans un shataku, une résidence où vivent les employés d'une même société. Un matin, sa soeur qui se sent mal la supplie d'aller lui acheter un test de grossesse. Morte de honte, Hatsumi finit par accepter mais qui croise-t-elle lors de son retour à la résidence ? Le terrible Ryôki Tachibana, le fils du tout puissant directeur de la société. Celui-ci qui a toujours adoré martyriser Hatsumi depuis leur enfance la menace de tout balancer à sa mère qui a horreur des jeunes filles dépravées, à moins que Hatsumi accepte de devenir son esclave...

Critique : le dernier volume enfin sorti, je peux faire ma critique !
Hot Gimmick, bien que peu original est un shôjo sympa qui se laisse lire avec plaisir.
Je commence par les défauts : son manque cruel d'originalité comme je viens de le souligner.

Malgré quelques rebondissements intéressants la série ne sort pas vraiment des sentiers battus et on peut pratiquement savoir ce qui va se passer dès la page suivante. On retrouve tous les stéréotypes du shôjo avec notamment une héroïne complètement banale qui va se retrouver du jour au lendemain avec une cour d'admirateurs, encore heureux, quelques uns des mâles de la série n'ont pas succombé à son charme pour un minimum de crédibilité.
Mais après tout s'il ne fallait acheter que des séries innovantes, on ferait de sacrées économies et une impression de déjà-vu n'a jamais empêché une série d'être bonne.
Alors pourquoi Hot Gimmick est un shôjo qui vaut le détour ?

Parce que son attrait majeur réside dans ses personnages. Pas tellement dans Hatsumi qui est un peu trop naïve et gentille pour être attachante mais davantage dans les persos secondaires comme sa soeur Akane ou encore Subaru, leur voisin otaku.
Leur psychologie réaliste et travaillée a fait d'eux des personnages intéressants.

Ryôki est un pur sadique comme je les aime, vraiment mon petit perso préféré de la série. Je craignais qu'il finisse par devenir trop gentil et attentionné envers Hatsumi au fil de la série, qu'il se ramollisse pour devenir le copain idéal mais heureusement, malgré une certaine évolution, il est resté fidèle à lui-même : prétentieux, désagréable et autoritaire ! xD
Je n'avais jamais lu quoi que ce soit sur les shataku et j'ai trouvé intéressant d'apprendre le mode de vie des gens au sein de ce genre de bâtiment où chaque attitude ou parole de travers peut vous valoir de sérieux ennuis si les personnes haut placées dans la hiérarchie ne vous ont pas à la bonne et où le mot "collectivité" prend tout son sens.
Le chara-design plutôt agréable à voir et change un peu du style habituel, on constate d'ailleurs que le trait de l'auteur n'a cessé de s'améliorer au fil des volumes.
Petit plus sympa : les couvertures.
En dehors de leurs couleurs flashy j'aurais du mal à vraiment les décrire mais ce que je peux vous dire c'est que ce sont elles qui m'ont poussé à acheter le manga, elles m'ont tout de suite séduite et du coup je n'ai même pas fait attention au synopsis sur le coup ! ^_^

En conclusion un shôjo sympathique qui fait partie de mes favoris.
Je n'ai pas entendu parler d'une éventuelle adaptation en anime, en tout cas je pense qu'un drama serait vraiment sympa. ^_^
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Ergo Proxy  (Manganime) posté le lundi 16 juillet 2007 20:03

Depuis le temps que je voulais voir Ergo Proxy et que les épisodes moisissaient sur mon DD c'est enfin chose faite ! Et je me dis que j'aurais dû m'y mettre plus tôt car c'est vraiment mon coup de coeur du moment. Je me suis enchaîné les épisodes en deux jours (j'aurais pu faire plus vite mais on m'a dérangée ! : p)

Titre original : Ergo Proxy
Auteur : Sato Dai
Année : 2005-2006
Studio(s) : manglobe, Geneon, WOWOW
Genre(s) : science-fiction, cyber
Support(s) : une série de 23 épisodes
Editeur(s) : Dybex

Synopsis : dans la ville-dôme de Romdo, les humains trop peu nombreux sont aidés dans leurs tâches par des androïdes : les Autoreivs.
Une série de meurtres étranges va frapper la ville parallèlement à un virus, le Cogito, qui détraque les Autoreivs en leur donnant accès au libre-arbitre et aux sentiments, fonctions jusqu'alors bridées dans leur programme (petit clin d'oeil à ce cher Descartes, cogito ergo sum ^_^).
L'inspecteur Real Mayer, du Bureau de renseignements va alors découvrir l'existence d'êtres étranges, les Proxy, cachés par les hautes instances de la société et dont la série de meurtres pourrait bien augurer le Réveil...

Critique : décidément le papa de Cowboy Bebop et Samurai Champloo ne s'est pas fichu de nous ! J'ai tellement de choses à dire sur EP que je ne sais même pas par où commencer...
Ergo Proxy exploite - comme l'ont fait avant lui d'autres oeuvres du même genre tels que Ghost in the Shell ou Gunnm - la notion de l'identité. Je vous arrête tout de suite : n'y voyez pas là un honteux plagiat mais plutôt une nouvelle approche de l'idée, dotée en plus d'un scénario prenant aux mystères qui maintiennent en haleine jusqu'à la dernière minute du dernier épisode, de quoi se plaint-on ?
Les adeptes de philosophie devraient être ravis avec, en plus de celle de l'identité, des notions telles que le fondement de la société, le rôle de la mémoire dans l'établissement de la personnalité, ou encore la place de l'individu dans le groupe (donc mon cher Ever ne t'arrête pas en si bon chemin xD).
J'avais d'ailleurs peur que la fin soit du genre métaphysique et complètement incompréhensible mais heureusement il n'en est rien.
Malgré tout ce tripotage intellectuel a fini par m'agacer car certains épisodes sont entièrement consacrés à des introspections, au détriment de l'action qui n'avançait pas d'un pouce, je n'ai rien contre en soi mais là j'ai trouvé que l'équilibre était mal dosé et que ces épisodes "cassaient" le rythme de la série en passant de tout l'un à tout l'autre. Heureusement ce petit problème n'altère en rien la qualité globale de la série, d'ailleurs un point que j'ai vraiment apprécié est le fait que l'action démarre dès le premier épisode.
Faut reconnaître que c'est assez rare et que dans bien des séries l'intrigue met un temps fou à se mettre en place et il est courant que je m'ennuie durant la première partie d'une série.
Si je devais citer un autre défaut je dirais que l'histoire elle-même est un assez grand fouilli et qu'on a parfois du mal à s'y retrouver et à garder en tête le sujet principal, peu aidé par des flashbacks mal démarqués.
Passons à un autre grand point fort d'Ergo Proxy : ses personnages.
Real Mayer est à cent lieues des héroïnes auxquelles on est habitué et elle a tellement de défauts qu'elle finit par nous être sympathique, son évolution est des plus intéressantes à suivre mais n'égale tout de même pas celle de Vincent Law, le protagniste masculin de la série. Au départ assez terne et ennuyeux, il ne cesse de prendre de l'ampleur et de la classe au fur et à mesure de la série : au moment où il a ouvert les yeux, waaah *_* (comprendront ceux qui l'ont vu).
Les personnages secondaires, bien qu'un peu moins travaillés psychologiquement, ne sont pas en reste pour autant.
J'adore tout particulièrement le chara-design, le même que celui de SC. Ca nous change du style de la japanime habituelle et il ne fait pas l'unanimité mais en ce qui me concerne je préfère de loin son réalisme et sa sobriété aux yeux géants et coupes de cheveux excentriques.
Les couleurs ternes crééent une ambiance assez particulière à laquelle on s'habitue assez rapidement.
La musique a également été une bonne surprise (pourtant c'est pas du Yôko Kanno : p), variant les styles elle est bien adaptée aux différentes ambiances rencontrées dans la série. Je crois bien que je vais me procurer l'OST.
L'opening est une petite merveille sur le plan graphique (pas musical malheureusement, c'est un peu l'histoire du disque rayé au niveau des paroles bien que la musique elle-même soit plutôt agréable). Je vous renvoie à la vidéo sur YouTube.
La série est disponible chez Dybex au prix raisonnable de 15€ l'unité chez Virgin. Les jaquettes sont vraiment sympas, avec un peu de chance quand je rentrerai du Japon, Ergo Proxy sera disponible en coffret collector. ^_^
Bref sans doute une des meilleures séries de 2006, et qui sait, peut-être un futur classique ? Vivement la prochaine série de Sato Dai !


Opening :
"Kiri" Monoral
Ending : "Paranoid Android" Radiohead
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