Accueil Date de création : 09/06/06 Dernière mise à jour : 18/12/07 09:05 / 93 articles publiés
 

Palais  (Vrac) posté le lundi 19 février 2007 20:31

Titre original : Goong
Auteur : Park So Hee
Année : 2002 pour le manwha, 2006 pour le drama
Studio(s) : MBC
Genre(s) : comédie, romance
Support(s) : un manwha de 13 volumes (en cours) et un drama de 24 épisodes d'une heure (achevé)
Editeur(s) : Gochawon, drama non licencié

Casting :
Shin Chae Gyung : Yoon Eun Hye
Lee Shin Goon : Joo Ji Hoon
Lee Yul Goon : Kim Jeong Hoon (*_*)
Min Hyo Rin : Song Ji Hyo

Synopsis : Imaginez que la guerre n'ait pas eu lieu et que la Corée soit encore dirigée par la famille royale, eh bien vous avez le contexte dans lequel se situe Goong ! Le roi étant souffrant, la reine mère pense qu'il serait judicieux de marier le prince héritier au plus vite. Ca tombe bien car il se trouve que le bel éphèbe est justement fiancé depuis sa plus tendre enfance avec la petite-fille du meilleur ami de son grand-père qui n'est autre que Shin Chae Gyung, une fille plutôt maladroite et excentrique mais tout ce qu'il y a de plus ordinaire. S'étant rencontrés par hasard car ils fréquentent la même école et se détestant mutuellement du fait de cette rencontre, ils vont pourtant accepter de se marier, chacun pour ses propres intérêts. Arriveront-ils à cohabiter sans s'entretuer ? xD

Critique : je précise d'abord que cette critique ne concerne que le drama que j'ai vu dans son intégralité, contrairement au manwha. Goong a tous les ingrédients nécessaires à un bon shôjo (enfin l’équivalent en manwha, ne chipotons pas) : originalité, humour, personnages intéressants et tout de même un soupçon de larmes (sinon c’est pas drôle ; p)
Ca faisait longtemps que je n’avais pas vu un shôjo de cette envergure et je dois dire qu’il fait maintenant partie de mes préférés.
A la vue des termes « palais », « princesse », « royale » etc, je me disais déjà que ça partait mal, je me demandais quelle était encore cette énième mièvrerie qu’on avait inventé. Curieuse malgré tout, j’ai quand même jeté un œil et je ne regrette pas !
Les réalisateurs ont réussi à rendre ce cadre plausible, on s’y fait très vite, l’immersion dans l’ambiance est vraiment rapide, sûrement en partie grâce à des décors et des costumes magnifiques qui ne sonnent pas faux. Loin du stéréotype de la pauvre fille niaise et ordinaire qui se transforme en beauté fatale devant qui se pâment tous les beaux gosses, Goong reste très réaliste au niveau de la psychologie humaine et je dois dire que placer une histoire dans un contexte pareil était une idée intéressante qu’a parfaitement su développer son auteur !
Shin Chae Gyung est une fille très attachante, toujours gaie et excentrique, ne baissant jamais les bras et toujours en quête d’une ânerie pour faire rire son ermite de mari. On part déjà avec une héroïne sympathique, c’est plutôt un bon point. On peut compter sur elle et sa famille infernale pour une bonne dose d’humour dans la série !
Shin est le personnage dont l’évolution est vraiment la plus remarquable, on pourrait carrément parler de métamorphose et c’est très agréable de suivre son changement, on ne peut malheureusement pas en dire autant de son cousin Yul, qui stagne un peu trop à mon goût (mais comme l’acteur qui l’interprète est beau comme un dieu je lui pardonne *_* aaaah mon amour des beaux garçons me perdra !)
Alors qu’il aurait été facile de faire de Hyo Rin, la « rivale » de Chae Gyung, une garce détestable à souhait, les réalisateurs en ont fait un personnage plus qu’humain pour qui on ne peut que compatir, peut-être mon préféré.
Le tout très bien interprété par des acteurs qui sont pourtant tous débutants !
L’histoire ne Goong ne tourne pas qu’autour de l’évolution de la relation entre nos deux héros mais s’occupe aussi des personnages secondaires et nous confronte à des problèmes inhérents à ce type de gouvernement auxquels il est intéressant de réfléchir, je pense que ça contribue aussi pas mal à soutenir le rythme et à en faire une bonne série.
2-3 mots tout de même sur le manwha avant de conclure : de ce que j’en ai lu, l’adaptation y est assez fidèle mais elle comporte beaucoup plus de détails et pour cela je préfère le drama, aussi en grande partie parce que je ne supporte pas le style graphique de Park So Hee : ces yeux immenses et ces grands dadais androgynes qu’on veut faire passer pour hommes beurk ! Non décidément vive le drama /mode fan hystérique [ON]OFF et surtout vive Kim Seong Hoon KYAAAH je veux le même modèle à la maison !!! *_*

Bref vous l’aurez compris, Goong est vraiment une série sympa qui mérite que l’on s’y arrête, tant pour son histoire que pour ses bons acteurs ! Mon coup de cœur du moment en matière de shôjo !
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Ghost in the Shell - Stand Alone Complex  (Manganime) posté le vendredi 26 janvier 2007 13:33

Titre original : Kôkaku kidôtai
Auteur : Masamume Shirow
Année : 2002-2003
Studio(s) : Production I.G.
Genre(s) : cyber et mecha sur fond d'intrigues policières
Support(s) : un anime de 26 épisodes
Editeur(s) : Beez

Synopsis : En 2030, dans un monde où tout a été cybernétisé, la section 9 est une branche de la police spécialisée dans le hacking oeuvrant dans l'ombre pour maintenir la securité publique.
Nous suivons les aventures de ses huit membres lors de leurs enquêtes, mais il se pourrait bien que derrière toutes les petites affaires bénignes se trame quelque chose de la plus haute importance...


Critique :
je dois dire que GitS SAC est mon premier coup de coeur depuis bien longtemps, cette série est vraiment une petite perle.
J'avais peur au départ qu'elle ne soit qu'une succession de combats violents et sans grand intérêt davantage à l'image du manga original que les deux films mais pas du tout.
Pratiquement chaque épisode a sa propre intrigue bien ficelée et son lot de réflexion. Ils n'ont quasiment aucun rapport les uns entre les autres, chacun d'entre eux est une petite histoire à part (comme pour Cowboy Bebop ou Mushishi) mais l'on suit quand même en parallèle l'évolution de l'affaire du Rieur, un petit génie du piratage, qui nous tient en haleine jusqu'à la dernière minute du 26e épisode.
Bref un rythme qui ne s'essouffle jamais, pour un scénario qui nous captive tout au long de la série.
Passons aux personnages : c'est malheureusement le point faible de la série. Leur psychologie n'a pas vraiment été recherchée plus que ça et on a donc plus de mal à s'y attacher, particulièrement celle du major Kusanagi qui est quand même le personnage principal (peut-être pour compenser par rapport au film ? ^_^) Dommage, mais j'ai lu que leurs propres histoires et passé étaient davantage mis en avant dans 2nd G.I.G. la deuxième saison (que je vais me dépêcher de me procurer !)
Du côté technique, pas de quoi se plaindre non plus : un chara-design joli qui s'intègre bien aux décors travaillés.
La musique signée Yôko Kanno est en fait l'élément qui m'a donné envie de voir la série, j'ai l'impression qu'elle s'est surpassée pour ce projet (bon d'accord je suis de parti-pris). Comme toujours elle a parfaitement su s'adapter à l'ambiance particulière de la série pour nous pondre une OST digne des plus grandes, je ne citerais que les morceaux Cream, Some Other Time, Run Rabbit Junk, Lithium Flower et surtout Inner Universe, l'opening.
Ce dernier est une merveille tant sur le plan musical que graphique : réalisé en 3D, il s'accompagne de la voix russe d'Origa sur un rythme electro. Foncez voir ça immédiatement ICI !
En petit bonus sympa, on a droit après chaque ending à un mini épisode de deux minutes sur la vie des Tachikoma, des robots de combats rigolos au service de la section 9.
Beez ne s'est pas fichu de nous avec une traduction de qualité (à part quelques fautes malheureusement) et plein de bonus sympas, sans compter une sublime édition de deux coffrets comportant les deux OST, un livret pour ranger les cartes des membres de la section 9 et un sublime t-shirt avec le logo du Rieur qui ne me quitte plus la nuit ! (merci Cyril : p)
En conclusion l'agréable surprise du moment, que j'achèterai dès que je serai un tant soi peu fortunée. ; )

Opening : "Inner Universe" Origa
Ending : "Lithium Flower" Scott Matthew

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Avis à la population !  (Galerie et videos) posté le samedi 20 janvier 2007 18:07

Bien le bonjour chers visiteurs, je publie ce petit article pour vous annoncer la création d'une nouvelle rubrique, intitulée gallerie.
Comme son nom l'indique, je compte vous faire bénéficier des jolies images d'animes que j'ai pu récolter à droite à gauche au fur et à mesure d'un surf acharné sur le web : p
Par principe je trouve ça un peu débile, les blogs qui  contiennent des images sans commentaire, mais il faut croire que j'ai moi aussi ma part de débilitié blogueuse et puis comme il n'est pas constitué uniquement de ça j'espère que vous me pardonnerez ! xD

Sur ce bonne visite !


Je commence avec une petite image du Major Kusanagi de la série Ghost in the Shell : Stand Alone Complex !

 

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Nausicaä de la vallée du vent  (Studio Ghibli) posté le vendredi 05 janvier 2007 12:40

Titre original : Kaze no tani no Naushikâ
Auteur : Hayao Miyazaki
Réalisateur : Hayao Miyazaki
Année : de 1982 à 1994 pour le manga, 1984 pour le film
Studio(s) : Ghibli
Genre(s) : fable écologique
Support(s) : un manga de 7 volumes et un film d'1h56
Editeur(s) : Glénat et Buena Vista

Synopsis : voilà mille ans que la civilisation industrielle s'est effondrée suite aux "sept jours de feu". Le monde est maintenant recouvert par la Fukai, une grande forêt toxique où vivent les Ômu, sorte d'insectes géants, obligeant le peu de surivants humains à vivre retranchés dans des zones encore épargnées par les vapeurs mortelles. La princesse Nausicaä cherche à percer le mystère qui conduit peu à peu l'humanité à sa perte.

Critique : avec sa première oeuvre, Miyazaki a signé un vrai chef d'oeuvre. On trouve dès Nausicaä les thèmes de prédilections du réalisateur qui le suivront tout au long de ses autres films : écologie, esprits de la nature, engins volants en tous genres...
Miyazaki nous amène à nous interroger sur les conséquences futures de la pollution actuelle à laquelle nous ne prenons pas suffisamment garde en nous montrant un monde détruit par la seule faute de l'homme et de son ambition démesurée.
Son but n'est pas de montrer des solutions mais de faire prendre conscience, d'autant que son film laisse entendre qu'il reste de l'espoir, tout n'est pas condamné.
En dehors de l'aspect écologique de l'oeuvre, il met l'accent sur l'homme et son désir déraisonné de pouvoir, son rejet de ce qui est différent, non seulement vis-à-vis des Ômu qu'ils ne tentent pas de comprendre mais également vis-à-vis des pays voisins qu'ils préférent affronter plutôt que de créer avec eux des alliances.
Nausicaä est un personnage très touchant mais qui, personnellement, m'a agacée par sa perfection. Elle est courageuse, désintéressée, se bat pour les siens et jamais pour elle-même ne serait-ce qu'un peu, elle est trop manichéenne. Un peu de réalisme au niveau de la psychologie aurait été la bienvenue. Heureusement les personnages secondaires font de même plus réels que notre héroïne. De ce point de vue, le manga (que je n'ai pas encore eu la chance de lire) doit être bien plus complet.
On adhère facilement à la simplicité des graphismes, les décors dans la Fukai sont magnifiques, Miyazaki est parvenu à conserver l'idée des plantes toxiques et a malgré tout réussi à en faire quelque chose d'où se dégage une certaine beauté.
C'est Joe Hisaishi qui a composé la bande-originale ainsi que celles des films que Miyazaki réalisera par la suite. Celle de Nausicaä est à mon sens l'une des meilleures, le morceau d'ouverture est tout simplement une petite merveille.
Une magnifique fable épique à voir au moins une fois.

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Le tombeau des lucioles  (Studio Ghibli) posté le mercredi 03 janvier 2007 18:15

Titre original : Hotaru no haka
Auteur : Akiyuki Nosaka
Réalisateur : Isao Takahata
Année : 1988
Studio(s) : Ghibli
Genre(s) : Drame historique
Support(s) : un roman + un film d'1h30
Editeur(s) : Kaze

Synopsis : Japon, 1945. Des avions américains bombardent Kôbe et laissent derrière eux des quartiers ravagés et des familles anéanties. C'est le cas d'un adolescent, Seita, et de sa petite soeur Setsuko. Après avoir perdu leur mère dans un bombardement et sans nouvelles de leur père, ils vont tenter de survivre dans cet univers dévasté avec pour seul soutien leur complicité fraternelle.

Critique : je commencerais en disant que Le tombeau des lucioles est un des plus grands films de la japanimation, ni plus ni moins.
Ce film nous décrit avec émotion l'histoire de deux enfants livrés à eux-mêmes dans un monde marqué par la guerre.
Le récit se veut dramatique mais ne tourne pas au sordide malgré certaines scènes assez choquantes.
Takahata a préféré mettre en avant les moments de complicité partagés par Seita et Setsuko et leur combat pour vivre au milieu de l'indifférence générale plutôt que de s'apesantir sur les horreurs de la guerre même si elles sont forcément inhérentes à ce genre d'histoire.
Ce thème est d'autant plus marquant qu'il est malheureusement toujours d'actualité dans certaines régions du monde, pourtant si un film aussi émouvant que Le tombeau des lucioles ne suffit pas à faire prendre conscience de l'absurdité de la guerre, je ne vois vraiment pas ce qui pourrait y parvenir.
Les personnages sont criants de justesse et donc d'autant plus émouvants et attachants, l'immersion dans l'ambiance n'en est que plus réussie et on voudrait vraiment de tout coeur que nos jeunes héros arrivent à s'en sortir.
Pour en revenir à un aspect bien plus matériel du film, parlons un peu des graphismes : ils sont à la fois simples et relativement réalistes, l'idéal pour illustrer ce genre à mon avis (du SD dans un drame ça le ferait moyen :/). La simplicité de l'animation nous permet de davantage nous focaliser sur le propos du film.
Je trouve par contre que le travail accompli pour la musique laisse un peu désirer, sans aller jusqu'à dire qu'elle est mauvaise, elle ne se démarque pas franchement. Dommage pour une oeuvre de cette envergure.
Un incontournable à voir coûte que coûte.

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