Accueil Date de création : 09/06/06 Dernière mise à jour : 18/12/07 09:05 / 93 articles publiés
 

Ergo Proxy  (Manganime) posté le lundi 16 juillet 2007 20:03

Depuis le temps que je voulais voir Ergo Proxy et que les épisodes moisissaient sur mon DD c'est enfin chose faite ! Et je me dis que j'aurais dû m'y mettre plus tôt car c'est vraiment mon coup de coeur du moment. Je me suis enchaîné les épisodes en deux jours (j'aurais pu faire plus vite mais on m'a dérangée ! : p)

Titre original : Ergo Proxy
Auteur : Sato Dai
Année : 2005-2006
Studio(s) : manglobe, Geneon, WOWOW
Genre(s) : science-fiction, cyber
Support(s) : une série de 23 épisodes
Editeur(s) : Dybex

Synopsis : dans la ville-dôme de Romdo, les humains trop peu nombreux sont aidés dans leurs tâches par des androïdes : les Autoreivs.
Une série de meurtres étranges va frapper la ville parallèlement à un virus, le Cogito, qui détraque les Autoreivs en leur donnant accès au libre-arbitre et aux sentiments, fonctions jusqu'alors bridées dans leur programme (petit clin d'oeil à ce cher Descartes, cogito ergo sum ^_^).
L'inspecteur Real Mayer, du Bureau de renseignements va alors découvrir l'existence d'êtres étranges, les Proxy, cachés par les hautes instances de la société et dont la série de meurtres pourrait bien augurer le Réveil...

Critique : décidément le papa de Cowboy Bebop et Samurai Champloo ne s'est pas fichu de nous ! J'ai tellement de choses à dire sur EP que je ne sais même pas par où commencer...
Ergo Proxy exploite - comme l'ont fait avant lui d'autres oeuvres du même genre tels que Ghost in the Shell ou Gunnm - la notion de l'identité. Je vous arrête tout de suite : n'y voyez pas là un honteux plagiat mais plutôt une nouvelle approche de l'idée, dotée en plus d'un scénario prenant aux mystères qui maintiennent en haleine jusqu'à la dernière minute du dernier épisode, de quoi se plaint-on ?
Les adeptes de philosophie devraient être ravis avec, en plus de celle de l'identité, des notions telles que le fondement de la société, le rôle de la mémoire dans l'établissement de la personnalité, ou encore la place de l'individu dans le groupe (donc mon cher Ever ne t'arrête pas en si bon chemin xD).
J'avais d'ailleurs peur que la fin soit du genre métaphysique et complètement incompréhensible mais heureusement il n'en est rien.
Malgré tout ce tripotage intellectuel a fini par m'agacer car certains épisodes sont entièrement consacrés à des introspections, au détriment de l'action qui n'avançait pas d'un pouce, je n'ai rien contre en soi mais là j'ai trouvé que l'équilibre était mal dosé et que ces épisodes "cassaient" le rythme de la série en passant de tout l'un à tout l'autre. Heureusement ce petit problème n'altère en rien la qualité globale de la série, d'ailleurs un point que j'ai vraiment apprécié est le fait que l'action démarre dès le premier épisode.
Faut reconnaître que c'est assez rare et que dans bien des séries l'intrigue met un temps fou à se mettre en place et il est courant que je m'ennuie durant la première partie d'une série.
Si je devais citer un autre défaut je dirais que l'histoire elle-même est un assez grand fouilli et qu'on a parfois du mal à s'y retrouver et à garder en tête le sujet principal, peu aidé par des flashbacks mal démarqués.
Passons à un autre grand point fort d'Ergo Proxy : ses personnages.
Real Mayer est à cent lieues des héroïnes auxquelles on est habitué et elle a tellement de défauts qu'elle finit par nous être sympathique, son évolution est des plus intéressantes à suivre mais n'égale tout de même pas celle de Vincent Law, le protagniste masculin de la série. Au départ assez terne et ennuyeux, il ne cesse de prendre de l'ampleur et de la classe au fur et à mesure de la série : au moment où il a ouvert les yeux, waaah *_* (comprendront ceux qui l'ont vu).
Les personnages secondaires, bien qu'un peu moins travaillés psychologiquement, ne sont pas en reste pour autant.
J'adore tout particulièrement le chara-design, le même que celui de SC. Ca nous change du style de la japanime habituelle et il ne fait pas l'unanimité mais en ce qui me concerne je préfère de loin son réalisme et sa sobriété aux yeux géants et coupes de cheveux excentriques.
Les couleurs ternes crééent une ambiance assez particulière à laquelle on s'habitue assez rapidement.
La musique a également été une bonne surprise (pourtant c'est pas du Yôko Kanno : p), variant les styles elle est bien adaptée aux différentes ambiances rencontrées dans la série. Je crois bien que je vais me procurer l'OST.
L'opening est une petite merveille sur le plan graphique (pas musical malheureusement, c'est un peu l'histoire du disque rayé au niveau des paroles bien que la musique elle-même soit plutôt agréable). Je vous renvoie à la vidéo sur YouTube.
La série est disponible chez Dybex au prix raisonnable de 15€ l'unité chez Virgin. Les jaquettes sont vraiment sympas, avec un peu de chance quand je rentrerai du Japon, Ergo Proxy sera disponible en coffret collector. ^_^
Bref sans doute une des meilleures séries de 2006, et qui sait, peut-être un futur classique ? Vivement la prochaine série de Sato Dai !


Opening :
"Kiri" Monoral
Ending : "Paranoid Android" Radiohead
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Princesse Mononoke  (Studio Ghibli) posté le dimanche 15 juillet 2007 23:18

Titre original : Mononoke hime
Auteur : Hayao Miyazaki
Réalisateur : Hayao Miyazaki
Année : 1997
Studio(s) : Ghibli
Genre(s) : fable écologique (bis)
Support(s) : un film d'1h55
Editeur(s) : Buena Vista

Synopsis : dans le Japon d'antan, le prince Ashitaka est blessé en tuant un grand sanglier pour sauver son village. Il soumet sa plaie à une chamane qui reconnaît là une terrible malédiction. Ashitaka quitte son village en quête d'un éventuel remède. Il se retrouvera malgré lui impliqué dans un conflit opposant dame Eboshi, une femme puissante ravagant la forêt pour étendre ses forges et San, une jeune fille sauvage élevée par les loups et voulant préserver à tout prix le refuge des Esprits.

Critique : sûrement l'une des plus grandes oeuvres de Miyazaki. S'il ne fallait retenir qu'un seul de ses films, ce serait sans doute celui-là.
Princesse Mononoke est une grande aventure épique, une magnifique fresque poétique et un message écologique (et le tout en rime siouplaît) !
Avec ce film, Miyazaki nous offre une sorte de "retour aux sources" de la culture japonaise en rappelant à ses confrères nippons qu'ils sont, d'après les légendes, un peuple descendant des montagnes et forêts.
Princesse Mononoke est également profondément associé aux croyances shintôs, selon lesquelles les kami (dieux) seraient partout dans la nature et apparaîtraient aux humains sous forme d'animaux (en l'occurrence les loups, sangliers et cerfs...)
On y voit clairement son souci de l'écologie avec le conflit qui oppose Eboshi à San, l'une personifiant l'industrialisation abusive et l'autre la préservation de l'environnement.
Je trouve qu'il est d'autant plus intéressant pour qui connaît un peu la culture nippone. J'ai revu plusieurs fois le film depuis mon entrée à la fac et j'ai pu saisir davantage de références à la culture traditionnelle (notre prof d'histoire bien aimé en avait même parlé une fois ^_^).
On ne peut pas s'attendre à un développement psychologique des personnages grandiose étant donné la durée d'un film mais ils sont malgré tout réussis et il est impossible de ne pas se trouver de perso fétiche.
L'animation est terrible, les paysages magnifiques, je regrette vraiment de n'avoir pas vu ça sur grand écran !
Mais un autre des points fort de Princesse Mononoke, c'est sa bande originale composée par Joe Hisaishi (comme toujours : p)
Dès les premières minutes du film, on sent l'émotion monter avec le superbe Ashitaka densetsu qui conclut magistralement l'introduction et s'ouvre sur le titre du film, à chaque fois j'en ai des frissons raaaah ! *_*
Quelle envolée épique !
Pour conclure au cas où vous ne l'auriez pas compris : Princesse Mononoke est un chef-d'oeuvre de la japanimation à voir et à revoir sans modération !
Si je devais lui trouver des défauts je dirais quelques longueurs mais bon c'est vraiment du chipotage.
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Paprika  (Manganime) posté le samedi 14 juillet 2007 17:46

Titre original : Paprika
Auteur : Tsutsui Yasutaka
Réalisateur : Satoshi Kon
Année : 2005
Studio(s) : Madhouse
Genre(s) : science-fiction
Support(s) : un roman + un film d'1h26
Editeur(s) : Gaumont Columbia Tristar Video

Synopsis :
dans un futur proche, un scientifique a inventé une machine, la DC Mini, permettant d'enregistrer les rêves des gens et d'y pénétrer à des fins psychothérapeutiques. Mais alors que le projet est encore incomplet, plusieurs modèles de DC Mini sont volés...

Critique : oubliez le synopsis car l'intrigue ne sert que de prétexte aux idées et messages qu'a voulu faire passer Satoshi Kon.
On retrouve le thème de prédilection du réalisateur, à savoir la distinction entre la réalité la fiction, thème qu'il avait déjà exploité dans Perfect Blue et Millennium Actress.
Le film est à la fois un hommage au cinéma-même, source de rêverie et d'imagination qui est bien illustré par le personnage du policier dont le rêve récurrent est inconsciemment la clé d'un problème qui le travaille depuis sa jeunesse, sur qui le cinéma qu'il prétend haïr a pourtant un effet cathartique.
On notera le retour aux sources à la fin du film avec les trois affiches de cinéma de ses oeuvres précédentes, on peut alors conclure que la boucle est bouclée et que Paprika sera la dernier film de Satoshi Kon sur le cinéma (il paraît qu'il voudrait ensuite réaliser des films davantage à l'attention des enfants).
Vient ensuite la situation de la femme japonaise : la très sage et austère Atsuko Chiba qui ne vit que pour son travail et ne laisse pas de place aux sentiments devient dans le monde fictif Paprika : une jeune fille délurée et pimpante qui vient en aide aux gens (des hommes en l'occurrence) dans leurs rêves.
Quant à Tokita, le concepteur de la DC Mini, il est sans cesse présenté comme un grand gamin immature, quand on voit de plus l'état de son bureau on fait vite le lien avec les otakus, dont Paprika représenterait l'idéal féminin, ayant à la fois le côté protecteur de la mère et la sensualité de la femme.
Ce qui est sûr c'est que Paprika est un film qui peut s'interpréter de plein de façons différentes et qu'il vaut mieux le regarder dans un état d'esprit assez ouvert. : p
D'un point de vue nettement plus trivial et technique, l'animation est sans faille, les graphismes travaillés et la musique si particulière de Susumu Hirasawa (qui avait déjà composé la bande-son de Millennium Actress) rajoute un petit plus non négligeable à l'ambiance générale du film.
Je pense qu'il faut le voir plusieurs fois pour en saisir toutes les subtilités tant il est riche.
Je lui ai malgré tout préféré Millennium Actress, même si Paprika est incontestablement une des meilleures oeuvres récentes de l'animation japonaise.

Pour une critique vraiment complète et aboutie, je vous renvois sur l'excellent site Orient Extrême.
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the pillows  (Musique) posté le jeudi 12 juillet 2007 19:18


Allez, je vais changer un peu de registre mais pas de pays et vous parlant d'un groupe de rock japonais que j'affectionne tout partiulièrement : the pillows (oui, sans majuscule).
Composé de Sawao Yamanaka (guitare et chant), Yoshiaki Manabe (guitare), Shinichirô Satô (batterie) et Jun Suzuki (basse), ceux que j'appelle les Offsprings nippons exercent mine de rien depuis 1990 !
Leur musique n'est pourtant pas vraiment originale ni novatrice en matière de rock mais l'entendre me donne tout de suite la pêche et me remonte le moral lors de petits coups de blues.
Ils se sont fait connaître en Occident en composant la bande originale de la série déjantée Fuli Culi.
Bref, l'expert en musique c'est toi mon cher Ever alors je vais arrêter là cette laborieuse description en vous laissant leur discographie, mes morceaux préférés ainsi qu'un extrait pour vous laisser juges !

Discographie :
- Pantomime (1990)
- 90's My LIFE (1990)
- Moon Gold (1991)
- White Incarnation (1992)
- Kool Spice (1994)
- Living Field (1995)
- Please Mr Lostman (1997)
- Little Busters (1998)
- Runners High (1999)
- Happy Bivouac (1999)
- Fool On The Plant (2001) ~ best of
- Smile (2001)
- Thank You, My Twilight (2002)
- Another Morning, Another Pillows (2002)
- Penalty Life (2003)
- Turn Back (2004)
- Synchronized Rockers (2004)
- Good Dreams (2004)
- My Foot (2006)
- Wake Up! Wake Up! Wake Up! (2007)

Mes morceaux favoris
:

Scent of Sweet, Little Busters, Last Dinosaur, Hybrid Rainbow, Instant Music, Come Down, My Foot, Rock'n'Roll Sinners, My Girl (document version), Gazelle City, Scarecrow, Ride On Shooting Star et l'ensemble de leur oeuvre de façon générale. ^_^

Morceau : My Foot
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Air TV  (Manganime) posté le dimanche 24 juin 2007 10:51

Titre original : Air TV
Auteur : Tatsuya Ishihara
Année : 2005
Studio(s) : Kyoto Animation
Genre(s) : drame lyrique
Support(s) : 13 épisodes + 2 OAVs + un film
Editeur(s) : non licencié

Synopsis : Yukito Kunisaki est un vagabond qui va de ville en ville à la recherche d'une mystérieuse jeune fille possédant une paire d'ailes, il gagne sa vie en faisant des spectacles de marionnettes.
Il arrive un jour dans une petite ville balnéaire et fait la connaissance de Misuzu, une jeune fille solitaire et introvertie qui va pourtant s'attacher à lui et lui proposer de loger chez elle tant qu'il restera dans cette ville.

Critique :
je vais essayer de rester objective mais ça va être dur car j'ai vraiment détesté Air TV.
Tout d'abord les six premiers épisodes sont d'un ennui mortel, il ne se passe quasiment rien et on ne voit vraiment pas où les scénaristes veulent en venir, sur une série de 12 épisodes ça fait quand même beaucoup (étant donné que le 13e n'est qu'un résumé).
Même à partir de la seconde moitié de la série, quand l'intrigue démarre enfin, on est déjà saoulés par l'inertie qui a plombé le début, alors que l'histoire est pourtant intéressante.
Autre problème majeur : les personnages. Le héros est relativement sympa mais n'a rien d'exceptionnel, quant à Misuzu j'ai envie de la claquer à chaque fois qu'on la voit, sa petite voix nasillarde n'y est pas pour rien (comme celles de tous les personnages féminins de cette série d'ailleurs : à croire que dans cette ville l'air marin influe négativement sur les cordes vocales féminines). Il n'y a d'ailleurs que des filles en dehors de Yukito (Air était à la base un jeu hentai, ceci explique cela) mais elles sont toutes plus saoulantes les unes que les autres avec leur voix mièvre et leur tronche de martyre, sans parler de leur psychologie bidon qui ne les rendent pas attachantes pour un sou. Alors je sais bien que c'est censé être un anime poétique et pas forcément réaliste mais avec moi ça n'a pas pris.
De plus les scènes d'émotions sont poussées à l'extrême, ils en ont largement trop fait et c'est pas crédible, plutôt que de me mettre la larme à l'oeil j'avais plutôt envie de rire tant j'ai trouvé ça ridicule.
Le seul perso auquel j'ai fini par m'attacher vers la fin de la série est Haruko, la seule qui soit un tant soit peu touchante.
Pourtant j'ai fait preuve de patience, attendant longuement la fin de chaque épisode en me persuadant que le suivant serait meilleur mais non... :' (
Pour vous faire preuve de ma bonne foi je vais quand même vous citer quelques points que j'ai appréciés (si, si !) : l'animation tout d'abord qui est vraiment bonne et fluide, même si j'ai du mal avec les graphismes je dois reconnaître que l'animation a vraiment été travaillée, les décors sont eux aussi très beaux, dès le premier épisode je trouvais sympa le contexte d'une ville balnéaire en été.
La musique également m'a pas mal plu, douce et mélancolique à la fois, assez discrète et légère, je trouve qu'elle rajoute un petit plus à l'ambiance.
Enfin je dirais que le scénario lui-même est bon (enfin celui des six derniers épisodes), il a vraiment du potentiel et aurait pu être vraiment touchant mais je l'ai trouvé beaucoup trop mal exploité.
Peut-être que si je regardais la série une seconde fois je serais davantage emballée...
Bref tout ceci n'engage que moi et par ailleurs j'ai pu constater en me baladant sur des forums que Air TV avait bien plus de critiques positives que négatives (je suis sûrement une des rares exceptions) mais même avec de la bonne volonté, je peux pas encadrer cette série.
Bref Benoît je ne te remercie pas de m'avoir fait perdre mon temps puisque c'est toi qui me l'as conseillé, criminel !!! Avoue tu étais dégoûté que je sois déjà en vacances et tu t'es vengé en me conseillant cet anime ! Traître ! xD


Opening : "Tori no uta" Lia
Ending : "Farewell Song" Lia
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