Titre original : Rurôni Kenshin
Auteur : Nobuhiro Watsuki
Année : 1994 pour le manga et 1996 pour l'anime
Genre(s) : shônen, samouraï, historique, drame
Support(s) : un manga de 28 volumes + un anime de 95 épisodes + 6 OAVs (sublimes) + 1 film
Editeur(s) : Glénat et Dybex
Dire que jusqu'ici je n'avais jamais trouvé le courage de rédiger un article sur mon manga préféré alors que je l'ai fait pour les OAVs, c'est impardonnable !
Synopsis : l'histoire commence en 1878 en pleine ère Meiji. Nous suivons les aventures de Kenshin Himura, un samouraï petit, mince, roux et ayant une cicatrice cruciforme sur la joue gauche. Il est en fait Battôsai l'assassin, un ancien patriote du fief de Chôshû qui oeuvrait dans l'ombre pour renverser le shôgunat et rétablir le gouvernement de Meiji. Quinze ans plus tard, il a juré de ne plus jamais tuer, hanté par les souvenirs d'un triste passé. Devenu vagabond, il erre de ville en ville en venant en aide à autant de gens que possible avec son sabre à lame inversée qui peut tout trancher excepté des hommes...
Critique : ne vous attendez pas à de l'objectivité de ma part, Kenshin a - presque - toujours été mon manga préféré ! (oui, presque, j'avoue que j'avais un peu de mal au début, quelle honte...)
Un des gros points forts de ce manga est sa dimension historique : on se cultive en même temps que l'on se divertit ! N'est-ce pas merveilleux, que demander de plus ? Avant de lire Kenshin je ne connaissais que très peu de choses concernant cette période historique du Japon. J'ai trouvé intéressant le fait de suivre les aventures personnelles du héros en même temps que les grands évènements historiques de l'époque.
Kenshin le vagabond n'est pas un shônen idiot où les questions existencielles des personnages se résument à : "quelle technique supra-puissante vais-je trouver pour terrasser mon prochain adversaire ?" Ils portent généralement tous les traces d'un triste passé plus ou moins oublié et douleureux et leur vie au quotidien, leurs agissements et leurs motivations en découlent directement.
Ce manga est assez atypique pour ce genre dans la mesure où, contrairement aux shônen habituels où les héros sont habituellement novices, Kenshin est déjà assez âgé et est un vétéran des combats, à première vue il ne lui reste plus rien à apprendre (au niveau technique car au niveau psychologique il est en perpétuelle évolution par contre).
C'est justement cette évolution et l'état d'esprit du héros qui constituent le point fort du manga à mes yeux. Kenshin est un personnage humain, torturé par un passé inoubliable et impardonnable, qui cherche en permanence à expier les fautes qu'il a commises, écrasé par une lourde culpabilité.
Un de ses défauts à mon sens est le "trop-plein" de combats. Evidemment on est dans un shônen donc les combats sont inhérents au genre mais j'ai trouvé que certains étaient trop longs et d'autres pas forcément utiles (toute la "bande" d'Enishi par exemple, lui seule suffisait amplement). Mis à part ce petit désagrément, ce manga frise la perfection alors on ne va pas lui en tenir rigueur ;p
Les graphismes qui au départ ressemblaient fortement à du shôjo se sont considérablement améliorés au fil des volumes pour arriver au final à un style assez simple mais efficace (Kenshin était le premier manga de Nobuhiro Watsuki). En petit bonus sympa, nous avons des fiches pour chacun des personnages rédigées par le mangaka lui-même qui nous explique tout le processus d'élaboration. ^_^
Je n'ai vu que quelques épisodes de l'anime qui ne m'a pas convaincue, d'autant qu'il n'est fait mention d'Enishi nulle part alors que cette partie du manga est la plus intéressante à mon sens dans la mesure où elle nous donne toutes les clés pour comprendre le passage du Battôsai au vagabond (curieusement d'ailleurs, la plupart des lecteurs n'aime pas des masses la dernière partie de l'histoire dans le manga :/).Donc l'anime est à mes yeux un non-sens, ni plus ni moins, parce que ne pas évoquer le passé de Kenshin trahit selon moi la profondeur du manga et tout son intérêt. Par contre c'est sûr que les amateurs de shônens purs et durs et de baston doivent être ravis. A l'opposé, les OAVs sont des petites merveilles, je vous renvois aux articles consacrés. Le film ne m'a pas emballée plus que ça...
En bref un excellent manga que je peux que conseiller ! Je pense qu'il sera toujours mon préféré...
Auteur : Nobuhiro Watsuki
Année : 1994 pour le manga et 1996 pour l'anime
Genre(s) : shônen, samouraï, historique, drame
Support(s) : un manga de 28 volumes + un anime de 95 épisodes + 6 OAVs (sublimes) + 1 film
Editeur(s) : Glénat et Dybex
Dire que jusqu'ici je n'avais jamais trouvé le courage de rédiger un article sur mon manga préféré alors que je l'ai fait pour les OAVs, c'est impardonnable !
Synopsis : l'histoire commence en 1878 en pleine ère Meiji. Nous suivons les aventures de Kenshin Himura, un samouraï petit, mince, roux et ayant une cicatrice cruciforme sur la joue gauche. Il est en fait Battôsai l'assassin, un ancien patriote du fief de Chôshû qui oeuvrait dans l'ombre pour renverser le shôgunat et rétablir le gouvernement de Meiji. Quinze ans plus tard, il a juré de ne plus jamais tuer, hanté par les souvenirs d'un triste passé. Devenu vagabond, il erre de ville en ville en venant en aide à autant de gens que possible avec son sabre à lame inversée qui peut tout trancher excepté des hommes...
Critique : ne vous attendez pas à de l'objectivité de ma part, Kenshin a - presque - toujours été mon manga préféré ! (oui, presque, j'avoue que j'avais un peu de mal au début, quelle honte...)
Un des gros points forts de ce manga est sa dimension historique : on se cultive en même temps que l'on se divertit ! N'est-ce pas merveilleux, que demander de plus ? Avant de lire Kenshin je ne connaissais que très peu de choses concernant cette période historique du Japon. J'ai trouvé intéressant le fait de suivre les aventures personnelles du héros en même temps que les grands évènements historiques de l'époque.
Kenshin le vagabond n'est pas un shônen idiot où les questions existencielles des personnages se résument à : "quelle technique supra-puissante vais-je trouver pour terrasser mon prochain adversaire ?" Ils portent généralement tous les traces d'un triste passé plus ou moins oublié et douleureux et leur vie au quotidien, leurs agissements et leurs motivations en découlent directement.
Ce manga est assez atypique pour ce genre dans la mesure où, contrairement aux shônen habituels où les héros sont habituellement novices, Kenshin est déjà assez âgé et est un vétéran des combats, à première vue il ne lui reste plus rien à apprendre (au niveau technique car au niveau psychologique il est en perpétuelle évolution par contre).
C'est justement cette évolution et l'état d'esprit du héros qui constituent le point fort du manga à mes yeux. Kenshin est un personnage humain, torturé par un passé inoubliable et impardonnable, qui cherche en permanence à expier les fautes qu'il a commises, écrasé par une lourde culpabilité.
Un de ses défauts à mon sens est le "trop-plein" de combats. Evidemment on est dans un shônen donc les combats sont inhérents au genre mais j'ai trouvé que certains étaient trop longs et d'autres pas forcément utiles (toute la "bande" d'Enishi par exemple, lui seule suffisait amplement). Mis à part ce petit désagrément, ce manga frise la perfection alors on ne va pas lui en tenir rigueur ;p
Les graphismes qui au départ ressemblaient fortement à du shôjo se sont considérablement améliorés au fil des volumes pour arriver au final à un style assez simple mais efficace (Kenshin était le premier manga de Nobuhiro Watsuki). En petit bonus sympa, nous avons des fiches pour chacun des personnages rédigées par le mangaka lui-même qui nous explique tout le processus d'élaboration. ^_^
Je n'ai vu que quelques épisodes de l'anime qui ne m'a pas convaincue, d'autant qu'il n'est fait mention d'Enishi nulle part alors que cette partie du manga est la plus intéressante à mon sens dans la mesure où elle nous donne toutes les clés pour comprendre le passage du Battôsai au vagabond (curieusement d'ailleurs, la plupart des lecteurs n'aime pas des masses la dernière partie de l'histoire dans le manga :/).Donc l'anime est à mes yeux un non-sens, ni plus ni moins, parce que ne pas évoquer le passé de Kenshin trahit selon moi la profondeur du manga et tout son intérêt. Par contre c'est sûr que les amateurs de shônens purs et durs et de baston doivent être ravis. A l'opposé, les OAVs sont des petites merveilles, je vous renvois aux articles consacrés. Le film ne m'a pas emballée plus que ça...
En bref un excellent manga que je peux que conseiller ! Je pense qu'il sera toujours mon préféré...

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